De l’écriture ou de la pensée à la main

Dans cet espace qui sépare l’écriture de la pensée à la main, se glisse quelque chose de nous que nous ne savons pas :

Un parfum, une couleur, une odeur, une aube, un crépuscule, une brume, une clarté, une ombre, un cri, un silence, une joie, un chagrin, une caresse, un battement, une peur, un soupir, un chant, une espérance, un mystère peut-être…

D’où vient cette guidance ? Cet invisible, cet intrus, fidèlement caché dans l’indicible voyage de la pensée à la main.

La main s’affaire à ne pas trop s’éloigner de la pensée, afin de la transcrire le plus fidèlement possible. Elle n’y parvient pas toujours. Parfois le temps d’une pause trop longue et voilà que l’idée s’évanouit ou se perd dans quelque nouveau labyrinthe ou marécage ; il faudra alors tenter une sortie sans dommage.

La transformation, la mutation, est si aisée ; la main ne connaît pas le copier-coller.

La main penserait-elle, elle aussi ?

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4 réflexions sur “De l’écriture ou de la pensée à la main

  1. « Derrière tes pensées et ses sentiments, mon frère, se tient un maître impérieux, un sage inconnu – il s’appelle soi. Il habite ton corps, il est ton corps.
    Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse. »
    — Friedrich Nietzsche

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