Universel Requiem.

 

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Un Requiem sonne le glas

Aucune langue n’est mieux comprise

Par les âmes de l’au-delà

Que cette musique où se brisent

Sanglots et voix.

 

Chœurs, ténors, basses, sopranos

Violoncelles, violons, altos

Pour cette messe où la nuit

Mêle musique et poésie

Prières et foi.

 

Pour ce passage initiatique

Larmes du Christ, pleurs en musique

Une ouverture pour mettre en garde

Le pauvre diable qui se garde

Du mal mourir.

 

Pèlerin à l’itinéraire

Balisé d’anges de lumière

Harpe céleste, orgue, violons

Couvrent la funèbre oraison

Du repentir.

 

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À l’heure dite bleue…

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Sous la cassure des vagues

L’horizon infini

Tangue et se versifie

La douce poésie

Est césure à mon âme

Quand de l’or sur la flamme

Chahute la cadence

Céladon de mes yeux

À l’heure dite bleue

Dessine le silence

Impénétrable, immense

De la vie dans ma vie.

 

Derrière le voile.

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Les nuages aujourd’hui ont drapé sur la toile

Transparente du ciel, un obscurcissant voile

Plus de voûte azurée, astres, constellations

Disparus de ma vue…et de mon horizon.

 

Pourtant rien n’a changé, tout est resté en place

Ôtée de ma vision…la carte de l’espace

Avec tous ses repères me reviendra demain

Mais surtout d’ici là, ne lâche pas ma main.

 

La mélodie du vent.

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Ce jour, j’ai entendu la mélodie du vent

Je le croyais auteur, il n’était qu’instrument

Mélodie déposée au creux de mon oreille

Arrivait c’est certain du pays des Merveilles.

 

J’étais à me laisser porter par le courant…

Du flot de mon chagrin, devant ta sépulture

Mon âme mise à nue, sans fard et sans armure…

Scrutait le marbre lisse et le poids du néant.

 

La froidure du temps paralysait mon corps

À lever le regard, je devais faire effort

C’est alors que le son me parvint aux oreilles

La symphonie du vent me parlait ton éveil.

 

Je le croyais auteur, il n’était qu’instrument

Impossible à saisir, sortait-il du levant?

C’est un souffle de vie guidé par une main

Que ce souffle divin sur ta tombe au matin.

 

Au seuil de la claire lumière.

 

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Je laisse ma vie à la vie
J’entre en la mort dans un expir
Que déjà un tunnel m’aspire
Le corps ne retient plus l’esprit.

Au seuil de la claire lumière
D’un léger signe de la main
Une âme m’ouvre le chemin
De l’au-delà, de ses mystères.

Ne pas entrer en la matrice
Ne pas chercher l’incarnation
Faux semblant de libération
Que cette bulle protectrice.

Au seuil de la claire lumière
Ne pas repartir en arrière
Un souffle me vient de la terre

Dernier soupir d’un éphémère.

 

 

 

 

La voix de l’univers.

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L’invisible est sœur de l’étrange

Ce qui ne se voit pas dérange

Ce qui ne se voit pas se perd

Le ciel à l’aveugle est désert.

 

Le monde semble entendre mieux

Ce qu’il discerne avec les yeux

Serait-il un sourd de naissance

À ce qui ne sert pas la science.

 

Une onde court sur le néant

Elle en concentre tous les chants

Et sur la partition du monde

L’unique note vagabonde.

 

Une entité au cœur immense

Un murmure né du silence

Perce le monde de l’absence

Et de l’inaudible aux vivants.

 

À fleur de cœur.

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Entendez-vous cette rumeur

Un éphémère ce matin

S’est éloigné de son bassin

Pour se poser à fleur de cœur.

 

De son espèce il est mémoire

Une journée pour une vie

Blanchies, ses ailes sont miroirs

Où se reflète l’infini.

 

Avant que le pâle soleil

Perce la campagne endormie

Et pose de l’or, du vermeil

Sur la robe de Virginie.

 

Il est venu à fleur de cœur

Déposer sa mélancolie

Au jupon bleu de sa consœur

De l’éphémère Virginie.

 

Tel un berceau il fit son lit

Au matin du seuil de sa nuit

En compagnie de la jolie

À fleur de cœur se sont unis.