Un point bleu comme un lac.

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Écartant les nuages le ciel a condensé

Un point bleu, comme un lac, immobile et glacé

Ce focus pourrait bien être œil d’une lorgnette

Un grand observatoire où les âmes nous guettent.

 

Mes yeux furent attirés par la curiosité

Un lagon transparent dans un ciel agité

Un point bleu, comme un lac, immobile et glacé

Derrière ce miroir vos âmes entrelacées.

 

Ceux qui nous ont aimés ne baissent pas la garde

Derrière un coin du ciel, nous observent, regardent

Le moment opportun par un signe nous faire…

Depuis leur promontoire un baiser vers la terre.

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Entre sens et signe.

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 » La main organe du possible et de la certitude positive. » Valéry

La main saisit le stylo, le pose sur la feuille vierge, marque un temps d’arrêt, quelques secondes ou plus, c’est selon.

Certainement la main n’est pas neutre dans le choix du mot, mais de là à l’accuser d’en dévier sa trajectoire voire à en changer le sens…

Dans quelle mesure la main influence-t-elle le cerveau, est-elle totalement neutre dans cette transmission ?

L’écriture n’a rien d’un copier-coller.

Entre sens et signe il y a une réelle réorganisation de la pensée. Le mot juste, voilà ce que la main attend de calligraphier sur la page blanche, pourtant il suffit d’un blocage, d’une hésitation pour que le signe dévie de son sens.

Le mot juste n’est jamais pauvre, encore faut-il lui donner les moyens d’émerger. De la conscience à la main le chemin est parfois rempli d’embûches ; le fait même de buter sur un mot peut déconstruire la trame d’une phrase, faire perdre le fil qui faisait sens.

Ah cette main ! influencée déjà par les hormones circulantes lors de son développement. D’après le chercheur John Manning  » La longueur de l’index est directement influencée par la quantité d’œstrogènes chez le fœtus humain, tandis que la longueur de l’annulaire serait influencée par la testostérone. »

On savait déjà l’intestin le deuxième cerveau, mais dans quelle mesure l’évolution de la main n’a pas entraîné celle du cerveau ?

Faites l’essai. Mettez-vous à votre table de travail et tentez d’écrire un poème en vous servant de la main que vous n’utilisez pas habituellement pour l’écriture.

 » Le style est autant sous les mots que dans les mots. » dixit Gustave Flaubert

Peut-être se cache-t-il aussi dans la paume de nos mains comme une destinée qui, elle aussi, n’en finirait pas de s’écrire.

 

 

 

 

 

Intemporel.

Recueil Intemporel 004 2

Sortie de mon recueil de poèmes

Intemporel

 

Extrait du poème  Demain.

La joie, sève du coeur, coulera dans nos veines

Nos corps seront plus forts, nos têtes plus sereines

De nouvelles douceurs inconnues à nos lèvres

Un miel aux mille fleurs pour apaiser nos fièvres.

À nos jardins secrets aux communes fragrances

Ces parfums émanés de mêmes espérances

À nos demains rêvés, nos aujourd’huis vécus

Paradis retrouvés d’une enfance perdue.

 

 

Le bruit qui arrive de l’extérieur glisse sur mon silence.

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« J’ai connu l’insondable joie du rire, du rire de l’éternité sous la coupole du silence. »
Pierre Reverdy

Le bruit qui arrive de l’extérieur glisse sur mon silence. Entre lui et lui, une bulle.

Il n’est plus intrusif. Il en deviendrait presque ronronnement ou chant. Chant de la vie qui accompagne celle-ci sans la distraire ou l’encombrer. Depuis les vibrations et sons perçus par le fœtus, vagues ondulantes sonores d’un milieu aquatique, à celui de la voix de la maman qui berce et console le petit enfant.

Maman plus forte que les fièvres, que l’orage qui gronde au loin, aile protectrice jamais éloignée, « télo-mère » chapeautant le chromosome vie.

Plus tard, c’est le bruit qui vous entoure sans vous agresser, celui que fait la mère quand elle va et vient à ses occupations. Présence de toujours, reliée aux perceptions familières, qui console et rassure. Plus qu’une bulle protectrice, elle en est la matrice, le tissu d’un cœur vivant qui bat, enveloppe et protège.

Se recroqueviller dans la posture de l’enfant qui gagne son sommeil, dans cette position appelée chien de fusil, quand le corps se resserre autour de son centre.

Plus qu’une bulle, une matrice…

La bulle est devenue la mère. Elle en a la transparence, la légèreté et la pureté des sentiments, de ceux qui ne s’achètent ni ne se vendent. Elle porte la rondeur de sa bienveillance. Elle survole, irisée, le chaos.

Sans autre monastère que celui de son corps, oraison silencieuse de l’esprit, ermite en sa maison, à l’abri face à l’agitation du monde.

Percevoir l’extérieur à partir de son intérieur.

Cela se fait de façon naturelle dans les grands bouleversements, quand la société ne fait plus écho à ce que vous vivez d’intime. Quand le monde perçu avec décalage vous est devenu étrange et étranger.

Ce silence ne coupe pas du monde, c’est le bon silence, celui qui n’est pas imposé mais au contraire recherché. Il est le vitrail qui adoucit la lumière arrivant de l’extérieur, ne laissant pénétrer que la dose nécessaire de lumière. Factices sont tant de retraites, choisir celle de la bulle ne dépend que de nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit chuchote au jour…

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa nuit chuchote au jour quelques vers du poète

Endormi pour toujours dessous la gloriette

Plus rien ne chante ou danse en dehors cet écho

Transporté par le vent ou l’aile de l’oiseau.

 

Les arbres sous l’effet de la métamorphose

Recouvrent de bleu cyan les mauves et les roses

Avant que de glisser leurs branches alanguies

Dans l’onde aux doux reflets où dort la poésie.