Le jardin dormait sous l’hiver.

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Le jardin dormait sous l’hiver

En profondeur un changement

Sourdait sous terre un mouvement

Comme un printemps! Comme un printemps!

 

Une échappée sans but ni fin

Ne plus penser prendre sa main

Il est des joies qu’on n’attend pas

Qu’on n’attend pas ! Qu’on n’attend pas !

 

Jusqu’au grenier de la maison

Qui retenait le grand frisson

La tête aussi a ses passions

Ses déraisons! Ses déraisons!

 

C’était en mars, en fin d’hiver

La neige avait tout recouvert

Même le froid sentait la joie

Sentait la joie! Sentait la joie!

 

La neige aux cristaux étoilés

Aura tenu quelques vesprées

Jamais neige fut si légère

Fut si légère! Fut si légère!

 

Vint le soleil sur la poudreuse

On aurait dit une amoureuse

Une mariée à voile blanc

À voile blanc! À voile blanc!

 

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Du destin et du libre arbitre.

« Pense à l’ensemble de la substance, dont tu participes pour une très petite part ; à l’ensemble de la durée, dont un intervalle bref et infinitésimal t’a été assigné ; et à la destinée, où tu tiens une place bien petite. »

Marc Aurèle

Pensées

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On pourrait croire que certains destins sont programmés pour ne pas se réaliser. En cela, ils ne sont jamais au bon endroit, au bon moment, à la bonne heure. Ce n’est pourtant pas le fait de ne pas connaître leur raison d’être, la mission et les devoirs auxquels ils ont été assignés; ils n’ont ni à remonter le temps, ni à devancer l’avenir, que nenni! pourtant ils semblent être les préposés au trop tôt ou au trop tard, et ce n’est pas la marche du temps qui les replacera sur les rails, ceux où convergent et s’aiguillent les choix qui mènent à l’épanouissement de l’être et à son évolution.

Ce passé qui n’avait pas eu lieu continuait d’œuvrer en profondeur, provoquant un certain vertige au présent. Un tourbillon imprévisible, sortant d’un vieux grimoire à regrets, irradiait alors la réalité de mondes inconnus, irréalisés, impalpables, merveilleux et mystérieux.

Il en sortait une ribambelle de vies non vécues, étouffées avant d’avoir vu le jour. Certaines pourtant avaient des qualités pour poindre, sans jouer au grand soleil certes, mais au moins gagner leur place près de lui. Sauf que cela n’aurait pas suffit, ensuite il eut fallu jouer des coudes pour rester dans la course, même pas pour arriver vainqueur, non juste faire partie du peloton des vies qui se réalisent.

Cet éveil tardif ne suffira pas à combler les manques. Dans ce monde où tout est formaté combien de chances à celui qui en errance a laissé œuvrer seul son destin, d’en redevenir le maître et lui faire dévier sa course…

Libre arbitre et destin détiennent à parts égales les droits sur notre esprit.

Il faudrait repartir à zéro.

Dé-naître pour renaître…

Et pas question de laisser dormir le libre arbitre, il n’hésitera pas, cette fois, à disposer de son droit de veto.

 

 

Une illusion

Au moment où le corps glisse le long des berges

D’un destin fabuleux, mystérieux et vierge

Et que brille très haut la lune dans la nuit

Vous venez, tel un Dieu, habiter mon esprit.

 

Une douce moiteur échappée au réel

Floute ma conscience entre veille et sommeil

Si vous le voulez bien, restez pour le voyage

Nous collectionnerons nos plus belles images.

 

Le songe est au présent nous voici transportés

Dans l’ivresse et la joie d’un pays enchanté

Mais très vite vos lèvres empreintes de pâleur

Ne peuvent murmurer les mots doux à mon cœur.

 

La lune a vernissé le tableau qui m’est cher

Tout semble statufié, vos yeux…une illusion?

Votre bouche, vos mains, votre front haut et fier

Sont au rêve la fleur de l’imagination.

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Une année se termine.

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Une année se termine…Ami, as-tu compté

Tes peines et tes joies sur ton calendrier

As-tu fait de tes jours, de tes mois, de tes heures

Des semailles d’amour des moissons de bonheur ?

 

A l’urgence de vivre, aux plaisirs des savoirs

N’as-tu pas sacrifié ton premier des devoirs

Prendre soin de ton âme un peu plus chaque jour

Elargir ta conscience et son besoin d’amour.

 

As-tu bien remercié du lever au coucher

De par ton corps de chair te mouvoir, respirer

Changé en mélodie les sons qui te parviennent

Et nourri d’émotions ton cœur quoi qu’il advienne ?

 

Quand ton ami blessé, n’as-tu pas oublié

D’être sans l’envahir présent à ses côtés

As-tu fait honorable amende de pardon

Si tu étais l’objet qui assombrit son front?

 

Aux multiples facettes une année le miroir

Un bout du fil d’Ariane une ode à ton histoire

Si tu peux t’y mirer chaque année fera trace

Mais si tout peut changer jamais rien ne s’efface.

 

Pour celle qui arrive, quitte à marquer ton cœur

N’oublie pas que la vie chaque jour naît et meurt

Et que tu peux choisir au pire le meilleur

Les roses ont des épines et sont de jolies fleurs.

 

 

 

 

Entre deux réveillons.

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Une page blanche…

Dessus quelques pensées…

Les oiseaux ne laissent pas d’empreintes…

Ou si peu qu’on les remarque à peine, et si vite effacées, mais qu’importe, le principal étant dans la nourriture trouvée chaque jour pour subsister, et dans le chant de l’oiseau, marié à celui du vent le temps d’un voyage.

Les choses nous devancent, elles nous échappent toujours un peu. Ensuite on les retrouve, on fait du lien, on se souvient. Ce petit oiseau qu’elle avait peint par exemple, il y a longtemps maintenant, comment aurait-elle pu deviner qu’un jour elle lui ressemblerait; le même air effarouché, le même regard posé au loin, attentif et inquiet.

Entre deux réveillons, histoire de combler du blanc…

Quand le vent vient de la mer, la campagne rêve de voyage.

Les douces tristesses ont des accents de joie.

Nos ombres nous devancent quand l’avenir est derrière nous.

Ce n’est pas que la vie me fasse peur ; c’est la non vie dans la vie qui me désespère.

Ne rien devoir à autrui, même pas son ennui.

Le silence a aboli le temps, seule la parole pourra réamorcer son écoulement.

Certains êtres, rien que d’y penser, embellissent votre regard.

Nous ne croyons pas à l’inexpliqué quand la vie est un miracle.

Au creuset de l’âme esseulée, les souvenirs brûlent en silence, à finir par cendrer le cœur.

Et puisque je continue d’aimer celui que je ne vois plus je peux aussi aimer celui que je ne vois pas.

Les enfants n’ont pas peur des amours impossibles.

Je prends l’air en lisant, mais c’est en écrivant que je respire.

D’accord le temps s’écoule mais rien ne nous empêche de retourner le sablier.

C’est dans le manque que nos absents font vibrer les silences.

Je garde la lanterne de l’impossible pour éclairer mes possibles d’une lumière cendrée de lune.

Les silences ne sont pas tous des abandons mais les abandons sont toujours des silences.

 

Un ange me sourit.

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Un ange me sourit…et c’est un arc-en-ciel…

En couleur qui me dit combien la vie est belle

Le cœur sur la raison cache bien des secrets

Quand aimer est plus fort qu’être soi-même aimé.

 

Il fallait un amour capable de franchir

Les portes de la mort pour sur la vie ouvrir…

Une brèche, un sillon, que volent en éclats

Toutes les projections, tabous et cadenas.

 

Je confonds tous les manques et qui pourra combler

Cette double béance, cette gémellité

L’ignorance du cœur est de grande vertu

Qui pourrait le blâmer de s’être mis à nu

 

Tel le vent qui s’engouffre où le vide l’appelle

Un joli rayon vert dans ma vie tout pareil.

Un ange me sourit… et c’est un arc-en-ciel…

En couleur qui me dit combien la vie est belle.

 

On pourrait penser que tout me fait signe…

gerard-a-notre-dame-de-la-foret-001Mais quand même !

Je vous vois d’ici un petit sourire aux lèvres en me lisant. – » Si ça lui fait du bien d’y croire… »

Mais quand même !

Nous sommes le vingt-quatre décembre, le jour commence à diminuer, pas encore à tomber. Dans quelques heures nous serons tous réunis, tous?

C’est la loi des années, les uns arrivent, les autres partent. Il n’y a pas de règle dans les départs et nombreux sont ceux qui manquent à l’appel. Cette année pas de naissances, c’est toi grand-frère qui es parti, tu ne seras pas à la grande table. Tout le monde pensera à toi, sans te nommer peut-être, je ne sais pas… c’est souvent la règle quand le départ est encore récent. Il n’empêche, tu vas manquer. Tu vois, cette fois, j’aimerais bien être placée à tes côtés même pour entendre le sempiternel refrain de tes conquêtes. C’est sûr que le paradis, s’il est à l’image de tes fantasmes, doit être rempli de jolies filles.

Hier, j’ai parlé de toi avec une amie, de ton décès…

Et ce jour, veille de Noël, jour du réveillon, cette photo que je ne cherchais plus, certaine de l’avoir égarée ou donnée, qui vient à moi ce matin, par le plus grand hasard; sauf que je ne crois pas au hasard. Sommes-nous téléguidés? Nos gestes suivent-ils un fil invisible qui relierait un sens caché avec nos vies?

Mais quand même !

J’ai plongé la main, dans un sac oublié lui aussi, et la main a remonté la photo. Mais pas n’importe quelle photo, justement celle que je me reprochais d’avoir perdue ou donnée, et qui te représente jeune, en compagnie de tes camarades, au pensionnat de Notre Dame de la forêt.

Nous sommes le vingt-quatre au soir et pendant que j’écris la lumière commence à décliner.

Tu dois me dire : » Ne sois pas triste sœurette, j’ai retrouvé tes invisibles. Tu sais, nous aussi on fait la fête. Parlez de nous! Cela fait une musique, une douce nostalgie à nos oreilles dispensant une bonne énergie qui donne sens, peut-être pas à notre mort, mais certainement à la vie qui nous relie. »

Nous sommes le vingt-quatre au soir… il fait nuit.

 

 

Je voudrais que ces mots.

Je voudrais que ces mots

Avant de s’agencer

S’envolent au plus haut

Coiffés de liberté

Tout chapeautés des rires…

Premiers du jeune enfant

Que les hommes et le temps

N’auront su affaiblir.

 

Je voudrais que ces mots

D’un ciel silencieux

Vierge du battement

De l’aile de l’oiseau

Et du souffle du vent

Avant de s’embrasser

En respirent le bleu.

 

Je voudrais que ces mots

 

Je voudrais que ces mots

Dans un chant sidéral

Fossile et primordial

Impriment au bain la trace

Remplissent tout l’espace

S’habillent en majuscules

Pour jamais minuscule.

Ne se signe l’amour.

 

Je voudrais que ces mots

Touchés d’éternité

Pénètrent la clarté

L’âme du nouveau-né

Cet éternel retour

Que les astres colorent

Aux nouvelles aurores

Traversées par l’amour

Puis se posent sur vous

Comme une pluie d’étoiles.

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L’infini qui respire.

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Retenu le parfum des fleurs

Attend pour exhaler son heure

Nous ne faisons qu’aller, venir

En nous l’infini qui respire.

 

Notre âme sait déjà son chant

Elle est le fleuve et l’océan

Rien ne sert vouloir retenir

En nous l’infini qui respire.

 

La sève qui monte et descend

Dans l’homme se contient l’enfant

Aucune ride à venir

En nous l’infini qui respire.

 

Quand l’auto-guérison du cœur

Changera le chardon en fleur

Notre genèse en avenir

En nous l’infini qui respire.