Je ne vais pas me plaindre.

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Je ne vais pas me plaindre de la pluie….

Qu’elle mouille mes habits!

Je ne vais pas me plaindre de ce froid…

Qu’il me brûle les doigts!

Je ne vais pas me plaindre de ce mal…

Qu’il parle à mes entrailles!

Je ne vais pas me plaindre de ces gens…

Qui ne parlent que d’argent

Je ne vais pas me plaindre de ce monde…

Qui est parfois immonde

Je ne vais pas me plaindre des loisirs…

Où je ne n’ai plus plaisir

Je ne vais pas me plaindre de vieillesse…

Puisque Dieu me la laisse

Je ne vais pas me plaindre de la vie…

Puisque je l’ai la vie

Je ne vais pas me plaindre, alors que toi…

Tu n’en as plus le droit.

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L’hiver calme les fièvres de l’automne.

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L’hiver calme les fièvres de l’automne

Au dehors il monte un duvet spumeux

Le givre prend l’emplacement du feu

Dans l’âtre une bûche siffle et ronronne

J’entends au loin une cloche qui sonne

Les brebis sont égarées quand les hommes

N’ont plus de phares pour guider leurs yeux.

 

Le temps est devenu du sable entre les doigts.

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Aux portes verrouillées personne qui ne frappe

Les jours se raccourcissent et les rêves s’échappent

Plus rien ne se retient sans fatigues aux mains

Quand sans plus d’avenir on est déjà demain.

 

De vivre la fureur ne passe plus le cœur

Le jardin habillé de vivaces sans fleurs

Les chats et les oiseaux comme seuls visiteurs

Le monde emprisonné dans le téléviseur.

 

Prisonniers et gardiens des souvenirs fragiles

Les placards se remplissent en choses inutiles

Passé présent futur entonnent un chant unique

Le piano joue solo ses notes nostalgiques.

 

Le temps est devenu du sable entre les doigts

Et s’il file aux phalanges il tisse un fil de soie

Jusqu’au jour où l’oiseau vient frapper la fenêtre

Que l’heure s’éternise en printemps à renaître.

 

 

L’Avent.

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Jours se décomptent, jours de l’Avent

En toi le plus beau des présents

Ta main sur ton ventre caresse

La miraculeuse promesse.

 

Echange d’Amour et d’Abandon

En ta matrice parfaite union

Marie porte sans le savoir

D’un nouveau monde les espoirs.

 

Jour ôté au calendrier

Personne pour te l’arracher

Il est à toi ce petit homme

Celui qui doit sauver les hommes.

 

Garde le bien en son abri

Ton tout petit, jolie Marie

Jours se décomptent, jours de l’Avent

Avant les peines et les tourments.

 

A toi, Marie, il suffisait

D’un joli enfant à aimer

Quand tu le berces dedans ton corps

Tu tiens déjà tous les trésors.

 

Future maman, jolie Marie

De ces temps qui te sont bénis

En cet Avent l’Amour vainqueur

Déjà en dedans de vos cœurs.

 

Jours se décomptent, jours de l’Avent

Ton corps te dit l’Avènement

Encore un peu de temps Marie

Pour toi, toi seule, et ton petit.

 

 

La logique démocratique bousculée

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Le concept moderne de démocratie est quasiment né avec la science moderne et la rationalité cartésienne. Or, la démocratie porte en elle un germe, une logique, très éloignés de l’idéal scientifique, et décrite par Rousseau en ces termes : « la volonté générale ne peut errer ». Il est pourtant impensable d’imaginer une corrélation entre le nombre de partisans d’une décision et sa validité, au sens scientifique. Quatre vingt dix neufs personnes peuvent se tromper face à un seul qui a raison. La logique démocratique favorise, au détriment d’une vérité pas toujours facile à établir, le choix du plus grand nombre. Bien sûr, il est préférable que les citoyens « suffisamment informés » fassent le bon choix, mais la majorité légitime l’erreur éventuelle.

 

Aujourd’hui, la logique scientifique l’emporte sur la logique démocratique, et au droit de décider de ce qui est bon pour nous, on a substitué la connaissance par certains de ce qui est bon pour nous. Les experts prolifèrent et la collusion est notoire entre les gouvernants et les techniciens de la machine étatique. La gestion par ceux qui savent l’emporte depuis déjà longtemps sur la politique par ceux qui rêvent.

 

Et encore, s’ils savaient vraiment, on pourrait accepter que le contrôle citoyen ne s’exerce que pour se rappeler à leur bon souvenir, et canaliser les frustrations des mécontents. Mais la société est devenue trop complexe pour qu’aucun puisse affirmer avoir une solution. Il faut réhabiliter le tâtonnement et l’erreur, exclus de la logique scientifique, mais qui font le charme de l’expérience démocratique. La politique doit redevenir un espace de créativité, celui où sera inventée la société de demain.

 

Blaise Hersent-Lechâtreux

Extrait

Réflexion sur le modèle politique de la France

 

Février 2002

Le jour est sur son seuil.

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Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Le réveil est fragile

Aux faîtes des grands arbres

Encore embués de rêves.

 

L’impatience à renaître

D’une aube dévêtue

Déflore ma fenêtre

Déverse sa vertu

Par un flot de lumière

Humide sur les pierres

Et sur mon cœur moussu.

 

Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Au loin le chant gracile

D’un passant inconnu

Dans le songe perdu.

 

 

Au seuil de la claire lumière.

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Je laisse ma vie à la vie!
J’entre en la mort dans un expir
Que déjà un tunnel m’aspire
Le corps ne retient plus l’esprit.

Au seuil de la claire lumière
D’un léger signe de la main
Une âme m’ouvre le chemin
De l’au-delà et ses mystères.

Ne pas entrer en la matrice
Ne pas chercher l’incarnation
Faux semblant de libération
Que cette bulle protectrice.

Au seuil de la claire lumière
Ne pas repartir en arrière
Un souffle me vient de la terre
C’est la prière d’une mère

Elle m’accompagne, elle me soutient
Pour cet important examen
Comme dans la vie, elle sait faire
J’ arriverai…elle sera fière
Au seuil de la claire lumière.

 

Une année se termine.

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Une année se termine…ami, as-tu compté

Tes peines et tes joies sur ton calendrier

As-tu fait de tes jours, de tes mois, de tes heures

Des semailles d’amour des moissons de bonheur ?

 

A l’urgence de vivre, aux plaisirs des savoirs

N’as-tu pas sacrifié ton premier des devoirs

Prendre soin de ton âme un peu plus chaque jour

Elargir ta conscience et son besoin d’amour.

 

As-tu bien remercié du lever au coucher

De par ton corps de chair te mouvoir, respirer

Changé en mélodie les sons qui te parviennent

Et nourri d’émotions ton cœur quoi qu’il advienne ?

 

Quand ton ami blessé, n’as-tu pas oublié

D’être sans l’envahir présent à ses côtés

As-tu fait honorable amende de pardon

Si tu étais l’objet qui assombrit son front?

 

Aux multiples facettes une année le miroir

Un bout du fil d’Ariane une ode à ton histoire

Si tu peux t’y mirer chaque année fera trace

Mais si tout peut changer jamais rien ne s’efface.

 

Pour celle qui arrive, quitte à marquer ton cœur

N’oublie pas que la vie chaque jour naît et meurt

Et que tu peux choisir au pire le meilleur

Les roses ont des épines et sont de jolies fleurs.

 

 

 

 

Un ange me sourit…

ar cen ciel 3  Le 31 01 2015

Un ange me sourit…et c’est un arc-en-ciel…

En couleur qui me dit combien la vie est belle

Le cœur sur la raison cache bien des secrets

Quand aimer est plus fort qu’être soi-même aimé.

 

 

Il fallait un amour capable de franchir

Les portes de la mort pour sur la vie ouvrir…

Une brèche, un sillon…Que volent en éclats…

Toutes les projections, tabous et cadenas.

 

Je confonds tous les manques et qui pourra combler

Cette double béance, cette gémellité

L’ignorance du cœur a aussi sa vertu

Qui pourrait le blâmer de s’être mis à nu

 

Tel le vent qui s’engouffre où le vide l’appelle

Un joli rayon vert dans ma vie tout pareil.

Un ange me sourit…et c’est un arc-en-ciel…

En couleur qui me dit combien la vie est belle.