Tantôt lumineuse, tantôt crépusculaire, l’âme humaine…

« Que d’hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller. »

Friedrich Nietzsche

Tantôt lumineuse, tantôt crépusculaire, l’âme humaine baigne dans un clair-obscur mystérieux et tout en relief.

Nous sommes ainsi faits, avec autant d’ombre que de lumière et notre vie n’échappe pas à ces passages de l’une à l’autre. Mais l’important, au final, n’est-il pas de garder plus de lumière que d’ombre afin qu’elle nous guide quand nos nuits seront recouvertes de silence.

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 Serpentine est la lumière qui court dans le vert feuillage. Le rayonnement diffus et doux glisse sur le limbe de la feuille.

L’astre solaire dispense ses bontés sans calculs.

– Je vais capter le maximum d’énergie lumineuse pour grandir dit la feuille à l’homme qui passe. Et de remercier l’astre solaire pour ses bontés…

– Oh ! du soleil… je ne m’en soucie que pour le rayonnement qu’il offre à mon visage répond l’humain, lunettes de soleil relevées sur le haut du front et sourire gagnant sur les lèvres. Et de passer son chemin…

Ne ferme pas les yeux si tu crains qu’ils ne puissent se rouvrir sans avoir à cligner les paupières.

Sommes-nous si différents des plantes et des autres espèces que nous perdrions ainsi le respect, le sens de notre devoir envers la nature et les animaux ? Ce que nous leur faisons nous le faisons à nous-mêmes.

Tout nous a été donné, non pas pour devenir des biens propres à nous enrichir mais pour faire croître la vie à l’intérieur de nos vies.

 

 

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Et maintenant, Qu’est-ce qu’on fait ?

 

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Et maintenant,

Qu’est-ce qu’on fait ?

 Extrait :

« On distingue, rappelons-le, trois formes de régime : la démocratie, l’aristocratie et la monarchie. On se méprend souvent dans la définition de l’aristocratie qui signifie en réalité « gouvernement des meilleurs ». On a tendance à l’associer à la noblesse ou « Aristocratie héréditaire », qui n’en est qu’un sous ensemble.

Lorsqu’une classe politique arrive à s’ériger en une caste d’individus au profil fortement ressemblant, répand l’idée que « la politique est un métier », et lorsque les mêmes hommes, via les partis politiques, assurent leur propre succession, on se trouve en présence d’une « Aristocratie élective » : le peuple élit un petit nombre de gens qu’il considère comme meilleurs, et auquel il remet totalement son pouvoir souverain.

Ce modèle prouve ses limites, qui lui ont été de nombreuses fois reprochées d’ailleurs. L’aristocratie fonctionne très bien (comme la monarchie d’ailleurs) tant que ceux qui se partagent le pouvoir sont réellement éclairés et meilleurs que la plupart des hommes. Ils savent alors quelle voie il convient de prendre pour aller vers le bien être général. Mais lorsque ces hommes ne sont pas ou plus meilleurs que les autres, soit qu’ils étaient naturellement viciés, soit qu’ils le sont devenus avec l’exercice du pouvoir, alors ils gouvernent pour leur intérêt propre, et leur légitimité disparaît. La démocratie se révèle le meilleur régime parce qu’elle reste légitime lorsque les hommes qui sont à sa tête se révèlent faillibles. »

Blaise Hersent Lechâtreux.

2002

Quelle serait ta place aujourd’hui dans ce monde, si tu n’étais parti dans cet autre ? Je me pose souvent la question, surtout quand reviennent des élections importantes comme les présidentielles.

Certainement, j’aurais eu peur pour toi… c’est idiot parce que tu serais vivant.

 

À mes guides.

Deux dates sur une pierre

Un poème pour remercier

Les guides de m’avoir donné

Quand mes jours étaient tout de noir

Une lueur, un peu d’espoir.

 

Pour évoquer cette requête

Ma plume doit se mettre en quête

De paraboles, de métaphores

De symboles qui parlent fort.

 

Sur une portée à musique

Pour un bel ensemble graphique

Grappiller un peu de hauteur

Par des lettres en forme de cœur.

 

Ce n’est certes pas mon cerveau

Qui pourra trouver seul ces mots

Il me faut l’émotion intense

Aux lettres des jambes qui dansent…

 

Qui se déploient à l’infini

Relient l’obscur avec la vie

Pour cet échange un peu étrange

Il me fallait au moins un ange.

 

Il porte le nom de gardien

Cet ange qui nous veut du bien

S’il n’est pas Dieu, il n’est pas homme

Peut-être un peu des deux en somme.

 

Je me mets sous sa protection

Pour que ma voix dans un murmure

En traversant du son, le mur

Dise merci à l’unisson

Un « je vous aime » à ma façon.

 

Ton ombre a passé la porte des silences.

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 » La clarté, c’est une juste répartition d’ombres et de lumière. »

Johann Wolfgang von Goethe

Elle ne t’entend pas ; elle ne te voit pas ; elle ne sait rien de tes combats ; mais son ombre danse déjà avec ton ombre.

Toi, tu cherches encore la clarté, celle qui a la pureté de l’eau, lumineuse parce que fraîche, celle du jour qui se lève, de l’enfant qui sourit au monde, du vieillard qui ouvre son cœur, même blessé, même non cicatrisé.

Mais voilà que ton ombre t’a devancée, en passant la porte des silences, en se dissociant de son support, elle l’a fragilisé.

 N’attends pas plus de la vie qu’elle ne peut te donner !

 Soleil et nuages ne font que te traverser, ce que tu cherches à retenir n’est déjà plus. Ne le sais-tu pas que pour combattre les ombres il faut se tenir debout ?

Tu te tiens allongée, ton bras s’étire comme pour écarter tout danger. Il fait nuit, l’ombre du jour est devenue fantôme du soir. Tu tiens la veilleuse allumée, tu le sais bien, pourtant, que la peur n’évite pas le danger… sois rassurée, le fantôme, cet ombre de la nuit, ne viendra pas te chercher ce soir, il danse avec la profonde derrière le miroir.

Ton cœur écoute ta peur qui bat. La lumière éclairant ton chevet ne suffit pas à te réchauffer. Ce froid, tu le connais, il vient des étoiles, des espaces infinis et de l’intérieur de toi.

Car nous sommes aussi faits de cela …

Et de peur et de larmes, de rires et de joie, de pluie, de vent, de grand soleil et de cette clarté qui danse entre ombres et lumière.

 

Quand l’esprit prend le large !

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERARendre l’âme, laisser corps à son humanité

Impuissante, fragile, frappée d’humilité

Plus de froid, plus de chaud, plus d’hiver, plus d’été

Plus d’égo, plus d’avoir… reste l’avoir été.

 

Quand la vie du dehors devient contradiction

Quand le froid de la mort pénètre la maison

La joie et le soleil glissent sur nos prisons…

Et leurs murs ne retiennent plus l’écho des chansons.

 

Tout là- haut où les siècles ne prennent plus le temps

Où les âmes n’ont plus d’âge, l’esprit a pris le vent

Léger, va frisotant l’écume des nuages

Joue à reconstituer un puzzle de visages.

 

Nos aimés au bon temps d’un passage sur terre

Puisent au vide l’énergie pour un signe nous faire

Une lumière filante glisse alors sur la toile

Et pour nos yeux d’enfant se dissipe le voile.

L’art comme emblème de ce qui nous dépasse …

De la musique encore et toujours !

Que ton vers soit la chose envolée

Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée

Vers d’autres cieux à d’autres amours.

[…]

Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym…

Et tout le reste est littérature.

Extrait Art poétique

Paul Verlaine

 

Musicalité du langage, phrases musicales ; musique et poésie intimement liées coulent de même source, de même vibration. Chacune dans sa discipline, enrichie l’une de l’autre, élargit notre palette d’émotions, éveille en nous les plus nobles sentiments.

Quand la musique devient langage, la poésie musique, c’est aussi à travers leurs pauses, leurs silences, qu’elles communiquent.

Cette fluidité pourrait paraître simple et pourtant elle est aussi complexe et diversifiée que la nature elle-même. En donner le sentiment n’est-il pas le but suprême à atteindre, la réussite dans l’excellence ? Il arrive qu’un magicien en ait ce pouvoir, celui-là est musicien ou poète, ou les deux à la fois, compris et admiré par tous quand son œuvre est un réceptacle de beauté.

De cette beauté unique, sans cesse renouvelée et toujours diversifiée, telle l’aurore qui renaît sous nos yeux, fidèle et pourtant jamais à l’identique, mais déployant jusqu’à nous l’immémorial chant du monde.

De ces œuvres qui échappent à l’oubli, au temps, aux modes, nous sommes la mémoire et le garant de ce que l’homme porte de plus noble, l’art comme emblème de ce qui le dépasse.

 

 

Des larmes d’amour.

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De velours frappé

De nacre irisée

La rose au matin

 

Aux portes de l’âme

Ouvre le sésame

De son cœur écrin

 

De la fleur éclose

Paupières mi-closes

Exhalent un parfum

 

Des larmes pétales

Perlent à ses joues pâles

Tracent leur chemin

 

Des larmes d’amour

Des larmes velours

Déversent sans fin

 

Fragrance d’espoir

Et de désespoir

Comme est le chagrin.

 

Le temps est déjà aux lilas

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Avant que ne défleurissent nos cœurs

Amour, retrouvons-nous ici ou là

Voyez ! le temps est déjà aux lilas

Tulipes au champ, jonquilles au bois, se meurent.

Aucune brume autre que ce soupir

Pour venir griser le doux souvenir

Le froid calme les plus chaudes ardeurs

C’est de sève aujourd’hui que mes yeux pleurent.

L’hiver a toujours raison des orages

Vents et marées ont balayé les plages

La Normandie retrouve ses parfums

Lutter contre le vent ne sert à rien.

Le temps n’a plus besoin de s’écouler

Ses silences scelleront nos baisers

Amour, retrouvons-nous ici ou là

Voyez ! le temps est déjà aux lilas.

Recueil Intemporel 004 2

 

 

Comme elles sonnaient fort les cloches de mon enfance.

granville juillet 2011 014

La lumière et la sonnerie des cloches de l’église St Paul emplissaient la chambre, c’est ainsi que nous nous réveillions, mon frère et moi, après avoir fait le tour du cadran, en ce dimanche pas tout à fait comme les autres.

 C’était Pâques chez ma grand-mère.

 Les parents viendraient un peu plus tard et nous resterions postés à la fenêtre donnant sur la rue Couraye ; fenêtre d’où nous pouvions observer la circulation, jusqu’à apercevoir, avec soulagement, leur voiture ralentir au tournant en épingle à cheveux, suivre le sens unique et la descente qui rejoignait le Cours Jonville. À ce niveau nous perdions la voiture de vue.

Le jeu consistait à être le premier à discerner la voiture et nous tendions, pour se faire, notre cou par-dessus le chéneau de zinc auquel s’agrippaient nos mains d’enfant.

D’ici là, il y avait à faire… St Paul et ses cloches nous rappelaient à l’ordre.

Mémé, dans un silence quasi religieux, vaquait à ses occupations. Sa frêle silhouette semblait glisser sur le temps, sans aucune perturbation autre que le souci du petit déjeuner qui nous attendait, de la table déjà dressée pour le déjeuner et de son fricot, comme elle disait, qui mijotait sur le coin du feu. Nous faisions donc partie de ce tableau riche en couleurs, en senteurs, fait de bonheur simple et de foi, de ces choses qui ne s’expliquent pas et que l’on ne peut pas nous retirer parce qu’elles sont le socle où s’est constituée, pour une grande part, notre personnalité.

Ainsi immergés dans ce cocon familial, comment aurions-nous pu avoir peur que cette vie-là ne s’échappe ? Le monde se contenait dans notre monde, et notre monde était fait de l’insouciance propre à l’enfance.

Nous étions fin prêts, habillés de dimanche. Redingote noire cintrée à la taille pour la grand-mère, chaussures neuves et socquettes blanches pour les enfants, jusqu’à la maison qui rutilait un air de fête.

Un matin de Pâques.