Partir là-bas…

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Partir là-bas…
Il n’y a pas
D’ancre à jeter

La belle antienne
Flux et reflux
Au goût de sel

La vie entière
Ouverte et nue
Un impromptu

Une âme errante
Au vesperal
Vient se poser

Puis disparaît…

Laissant au havre
Une lueur
D’inachevé

Que déjà ton regard
Se perd
Dans l’indécis.

Dans l’éblouissement du coeur

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Partout où la lumière se pose, il y a un ange qui sourit, et son regard sur nous est rempli d’infinies consolations.

Comment avons-nous pu oublier de regarder le ciel ?

Peut-être nous faut-il fermer les yeux pour les rouvrir, comme le font ceux des enfants, dans la candeur et la transparence, dans l’éblouissement du cœur.

Au loin le chant gracile D’un passant inconnu Dans le songe éperdu.

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Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Le réveil est fragile

Aux faîtes des grands arbres

Encore embués de rêves.

 

L’impatience à renaître

D’une aube dévêtue

Souffle portes et fenêtres

Déverse sa vertu

Et son flot de lumière

Humide sur les pierres

Et sur mon cœur moussu.
Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Au loin le chant gracile

D’un passant inconnu

Dans le songe éperdu.

L’inaudible aux vivants

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L’invisible est sœur de l’étrange

Ce qui ne se voit pas dérange

Ce qui ne se voit pas se perd

Le ciel à l’aveugle est désert.

 

Le monde semble entendre mieux

Ce qu’il discerne avec les yeux

Serait-il un sourd de naissance

À ce qui ne sert pas la science ?

 

Une onde court sur le néant

Elle en concentre tous les chants

Et sur la partition du monde

L’unique note vagabonde.

 

Une entité au cœur immense

Recouvre les murs du silence

Perce le monde de l’absence

Et de l’inaudible aux vivants.