On ne sait jamais quand ça va revenir

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On ne sait jamais quand ça va revenir
Combien de temps cette fois avant que le jour et la nuit ne se percutent ?
Et qui du jour ou de la nuit l’emportera ?

Nous le savons que trop bien… les pas sur le sable mouillé ne s’effacent qu’après le passage de la vague.

De la vague…

On ne sait jamais quand ça va revenir.

Il faudrait pouvoir sauter d’une rive à l’autre, mais le temps a lesté nos espérances et nous n’enjamberions que notre ombre.

Mieux vaut le tâtonnement quand le sol se dérobe. S’il n’y a pas de sens à chercher il y a cet horizon qui se découvre au fur et à mesure que la brume se dissipe.

Croire en l’inespéré.

Que la maison soit vide de tes pas,

de ta voix,

de ton rire,

qu’importe !

Si tu me reviens.

Un grain de sable

Une poussière

La roue dentée se grippe

Puis c’est tout l’engrenage

Qui perd sa fluidité.

 
Les départs m’attristent moins que les impossibles retours…

Dans la main du silence

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Écrire !

Pour oublier ses peurs

Et les ombres qui s’éternisent

Pour sur la marelle des mots

Gagner son soleil

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Penser le silence

Se glisser dans sa main
En ôter le substrat
Emprunter les chemins de l’inexprimé
Ceux qui fleurent bon la poésie
Laisser les mots à leur musique
Et la musique à son silence.
Un livre c’est un peu comme un enfant : on le rêve, on le conçoit, on le porte, on le met au monde, on le couve un peu et puis … on le laisse vivre sa vie.

Partir là-bas…

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Partir là-bas…
Il n’y a pas
D’ancre à jeter

La belle antienne
Flux et reflux
Au goût de sel

La vie entière
Ouverte et nue
Un impromptu

Une âme errante
Au vesperal
Vient se poser

Puis disparaît…

Laissant au havre
Une lueur
D’inachevé

Que déjà ton regard
Se perd
Dans l’indécis.

Dans l’éblouissement du coeur

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Partout où la lumière se pose, il y a un ange qui sourit, et son regard sur nous est rempli d’infinies consolations.

Comment avons-nous pu oublier de regarder le ciel ?

Peut-être nous faut-il fermer les yeux pour les rouvrir, comme le font ceux des enfants, dans la candeur et la transparence, dans l’éblouissement du cœur.