Je voudrais que ces mots…

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Je voudrais que ces mots

Avant de s’agencer

S’envolent au plus haut

Coiffés de liberté

Tout chapeautés des rires…

Premiers du jeune enfant

Que les hommes et le temps

N’auront su affaiblir.

 

Je voudrais que ces mots

D’un ciel silencieux

Vierge du battement

De l’aile de l’oiseau

Et du souffle du vent

Avant de s’embrasser

En respirent le bleu.

 

Je voudrais que ces mots

Dans un chant sidéral

Fossile et primordial

Impriment au bain la trace

Remplissent tout l’espace

S’habillent en majuscules

Pour jamais minuscule

Ne se signe l’amour.

 

Je voudrais que ces mots

Touchés d’éternité

Pénètrent la clarté

L’âme du nouveau-né

Cet éternel retour

Que les astres colorent

Aux nouvelles aurores

Traversées par l’amour

Puis se posent sur vous

Comme une pluie d’étoiles.

 

Tombé du nid

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L’oiseau tombé du nid reposait sur la branche

Du vieux pommier la vie prenait là sa revanche

Il paraissait dormir de ce sommeil d’enfant

Loin du sens de la vie et des rigueurs du temps.

 

Je me suis approchée de la petite bête

Son aile recouvrait partiellement sa tête

Dessous l’épais duvet où palpitait son cœur

Je croyais deviner des soubresauts de peur.

 

La faim le réveilla il se mit à piailler

Et son chant pour se faire était triste à pleurer

Ses petits cris perçants qui fendaient l’air du soir

Ignoraient que le ciel se ferme au désespoir.

 

Il appelait sa mère au secours et sa faim

À présent telle une ombre emplissait le jardin

Que savait l’oisillon en ce moment précis

De mon cœur de ma peine à le savoir ainsi…

 

La sagesse de L’Ange.

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Seulement s’il le veut m’a répondu le ciel

Le choix doit être libre il n’est de bon conseil

Qu’à celui qui est prêt à tendre son oreille

Notre rôle n’est pas de répondre à tes souhaits

Mais d’être à tes côtés pour te faire évoluer

Si nous sommes avec toi tu portes tes valises

Les contours restent flous aux âmes indécises

L’amour n’a d’autre loi que d’en avoir aucune

Les assauts de la mer, le calme des lagunes

Quand tu offres ton cœur n’attends pas qu’il revienne

Car tu perdrais ta joie en lui volant la sienne.

 

J’aurais pu…

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J’aurais pu vous aimer promenades en forêts

Vos grands pins, vos cours d’eau, vos feuillus, vos fourrés

J’aurais pu apprécier vos arbres centenaires

Vos cèpes après la pluie tout chapeautés de terre.

 

J’aurais pu imprégner mon cœur et puis mes sens

Plonger sans retenue dans toutes les essences

Ces odeurs exhalées, différentes, selon…

L’heure de la balade ou le temps, la saison.

 

J’aurais pu à l’avance en ramassant les mûres

Me délecter, penser au goût des confitures

Quand nos vélos suivaient la route des abeilles

Ces chemins ombragés, mouchetés de soleil.

 

Ils sont si naturels ces instants de la vie

Difficile d’accepter qu’un jour ils soient ravis

Tout ce qui nous entoure a le goût de l’absence

D’hier et d’aujourd’hui… je fais la différence.

 

 

La vie…un scénario

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En été, chaude saison

Des senteurs hors la maison

Fleurs exhalent leurs parfums

Rechercher l’ombre au jardin.

 

Puis rentrer dans la fraîcheur

Découvrir d’autres odeurs

Papilles se ravigotent

Quel est ce plat qui mijote?

 

Le repos après labeur

Des enfants qui rient, qui pleurent

Des journées simples et pleines

S’endormir…calme, sereine.

 

C’est la vie que j’apprécie…

Quand tout est bien accompli

Mais pourquoi, je ne sens rien

Et que tout me semble vain ?

 

Dans ce film pas du tout drôle

Suis doublure de mon rôle

Toi, tenant la caméra

Nous voilà au cinéma.

 

Quand le film sera fini

Tu reviendras à la vie

La vie est un scénario

Avec son baisser d’rideau.

 

Une drôle d’histoire…

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Alexandre Jardin.

 

Après lecture de cette lettre, un souvenir m’est revenu…

Il y a des clefs qui ouvrent des portes et des histoires qui ouvrent sur d’autres histoires.

il y a des hasards qui n’en sont pas et qui portent le nom étrange de synchronicités…

Mais de cela je l’ai appris beaucoup plus tard. À l’époque, très loin de moi étaient les travaux de C.G Jung et de son ami physicien Pauli, comme d’ailleurs l’homme Superlumineux de Régis Dutheil. Quant au chat de Schrödinger il était et restera pour moi une énigme.

Je n’avais pas encore eu de ces grands malheurs qui, en vous coupant en deux, fracassent aussi nos mondes et les dédoublent.

Nous venions d’emménager dans un immeuble récent, bâti sur un terrain entre deux propriétés anciennes, et qui devait lui aussi, dans un temps plus ancien, abriter une de ces maisons bourgeoises qui font le charme d’un quartier.

Mon frère ne tenait pas encore son magasin d’antiquités, mais aimait à chiner dans les salles des ventes où il dégotait parfois de bonnes affaires. C’est ainsi qu’il se porta acquéreur d’un lot contenant divers objets ayant tous appartenus à la même personne.

Il y avait de nombreux livres dans ce lot: des cahiers de musique, livres de photos, de cuisine, et mon frère me fit cadeau de quelques uns et aussi d’un petit médaillon que j’ai toujours en ma possession.

Je m’en veux encore d’avoir jeté un de ces livres. C’était un vieux livre de cuisine, avec des recettes aux repas à ne plus finir et aux mets si copieux que nous ne pourrions plus les digérer aujourd’hui.

Un jour de grand rangement et probablement d’énervement, il est parti bêtement à la poubelle…

Avec le recul c’est comme si j’avais fait une faute, presque un sacrilège.

Certainement à présent, j’aurais porté une plus grande attention à l’étrangeté de la chose, pourtant cela m’avait suffisamment étonnée à l’époque pour que je m’en souvienne

Il arrive que la vie dépasse la fiction…

Quelques jours après que mon frère m’ait fait ce cadeau, j’ai trouvé dans un des livres le nom et l’adresse de sa propriétaire.

L’adresse était la même que la mienne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

enne.

Il arrive que la vie dépasse la fiction…

Quelques temps après que mon frère m’ait fait ce cadeau, j’ai trouvé dans un des livres le nom et l’adresse de sa propriétaire.

L’adresse était la même que la mienne…