Haïku d’automne

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La nature s’écrit

alternance d’encre et de sève

de bleu et de sienne.

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Vibrent les ombres

vacances loire Avril 2015 009

 

Vibrent les ombres

Dans un flottement

Le temps impromptu

Se joue legato

 

Et ce silence…

Flou et pénétrant

Enlisé dans l’écho

Lointain et encore plein

De l’appétit nocturne

 

L’horizon

Se dessine

Tout contenu

Dans ce matin

Aux lueurs opaques…

 

Ne pas quitter le bal

Avant d’avoir appris

La danse des étoiles

 

Entre vivre et mourir

L’incommensurable

De la vie limitée

 

Les joies semblent infimes

Et pourtant essentielles

Pareilles aux petites choses

Qui traversent les mondes

Et passent

Les portes

Closes

Sur l’infini.

La veille du vingt-et-un septembre

Et toi, mon bel été, ma plus belle saison

Tu es parti matin emportant ma raison

Depuis dans toute chose après le grand transfert

Je regarde une rose et j’y vois ta lumière.

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Tu peux tout écrire ici, sur cette page de brouillon, au crayon à papier, tu finiras pas édulcorer, tu le sais bien, en recopiant puis encore quand tu appuieras sur le bouton « éditer » Il suffira pour cela de prendre juste un peu de distance, de celle qui permet de dire sans choquer le lecteur, de laisser passer assez de poésie pour préserver les différentes sensibilités entre celui qui conçoit et celui qui reçoit, pour cela tu voileras ton discours d’un tissu caméléon qui saura s’adapter à chaque âme.

Une fois les mots écrits, ils ne t’appartiennent plus en totalité ; ces mots parfois secrets, intimes, et cela même si le mot n’est pas la chose.

Tu crois que la poésie te sauve, mais c’est sa musique qui est le vrai passeur, le vrai sauveur. Aujourd’hui, la veille du vingt-et-un, tu la voudrais douce et remplie de lumière.

Le temps retranche, rajoute, rebat cent fois les cartes. Ne présume pas du temps qu’il fera demain. Déjà, d’avoir devancé le chagrin, il tente à s’estomper.

Le retour du cimetière est plus léger…

Une petite joie même infime, même si vraie que pour moi, une petite joie pour que les mots, eux aussi, profitent et rayonnent de ta présence.

Cette plume, je la prends entre les doigts, elle sait le chemin, celui contenu dans le mot je t’aime.

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Plume trouvée à mes pieds devant la tombe.

Quand bien même le temps…

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Le monde aussi

Cille du regard

Toujours ce mouvement

Accepter que tout change

Que se meuvent en absence

Les rires des enfants

Quand bien même le temps

Fatigué du voyage

Ne s’étonnerait plus

Du poids qu’il donne aux ans

Ni des jours et des nuits

Où court toute vie

Quand bien même le temps

Enroulé sur lui-même

Que d’avoir trop tourné

S’arrêterait de couler

Il resterait l’empreinte

Au creuset de mes veines

De ce point d’infini

Qui lui jamais ne tremble.

La poésie partout

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Plongé dans les reflets

Des jours et des jours

Qui ne sont à leur tour

Qu’une métamorphose

Du jour premier

Le monde se moire

De couleurs en couleurs

De parfums en parfums

De pierres toujours plus lissées

Au silence des rivières

En mouvance éphémère

Sur socle d’éternité.

 

 

A qui sait la voir

La poésie est partout

Je dessine un soleil

Et ma nuit disparaît.

Un double anniversaire

 

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Ma tristesse et ma joie sont de même naissance

Un double anniversaire aux derniers jours d’été

L’équinoxe d’automne enflamme mes journées

Et sur mon horizon se joue un pas de danse.

 

En cet enfant mort-né qui n’a pas vu le jour

Se consume à jamais la flamme de l’amour

Et comment respirer sans respirer son air

Sinon être l’apnée d’un poumon solitaire ?

 

Mon rêve de la nuit bien qu’en alexandrins

N’aura pas survécu au soleil du matin

Ainsi l’amour décline aux feux des projecteurs

Quand de l’ombre il lui faut si l’on ne veut qu’il meure.

 

Ô joie ! emprisonnée dans ton indifférence

À ne pas écouter mon rire de faïence

Te faire revenir tinter sur mes silences

Et que puis-je aujourd’hui à cette mésalliance ?

La fièvre du départ le froid du non-retour

 

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La fièvre du départ le froid du non-retour

Pourquoi donc cette nuit plus longue que le jour

Et pourquoi les pourquoi eux aussi s’éternisent

Quand le silence seul pour réponse est de mise.

 

Tous les âges ou plus d’âge autour de cet instant

Long sera le voyage où user mon tourment

Aux ailes des moulins plus de vent plus de brise

Sous ton regard baissé le temps s’immobilise.

 

Il reste ton sourire entre ici et ailleurs

Qui transperce mon cœur qui transgresse les peurs

Suspendu hors du temps cette interrogation

Aux portes de l’immense au seuil de la maison.

Sont les amours d’été et l’estran déserté

 

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L’estran est déserté

De ses amours de sable

Figé dans l’ineffable

L’esprit est vagabond

Il erre hors la saison

Les voyez-vous passer

Ces âmes du passé

Ces frêles libellules

Bleuies au crépuscule

L’espace d’un instant

Un arrêt près du banc

Avant que l’océan

Et le ciel ne se fondent

Au seuil d’un nouveau monde

Le cœur est à l’étale

Tangente d’horizon

Sur la nuit qui s’étale

L’été a ses passions

L’automne ses raisons

Sont les amours d’été

Et l’estran déserté.