En équilibre sur deux mondes

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En équilibre sur deux mondes

Un presque rien qui vagabonde

Imperceptible comme un souffle

Une petite âme s’essouffle

Dans l’ombre dorée de l’été

À l’équinoxe de sa beauté

Du bleu au vert, du cyan au rose

Au ciel c’est la métamorphose

Le corps passe du chaud au froid

Lorsqu’il déserte son beffroi

De tour d’ivoire en voie lactée

Ta voix ne m’a jamais quittée.

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Point de fuite d’une imagination exacerbée

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Élargir n’est pas combler, mais ouvre davantage. Vaste, vaste… est l’horizon.

L’absent produit ses mirages, visions floutées du réel. Un peu comme la brume vacillante sous la chaleur fait trembler l’image, mais qui devient de plus en plus nette quand on se rapproche de l’horizon. Derrière il y a un nouveau monde à découvrir. Notre monde ne contient pas tous les mondes. Savoir qu’une terre lointaine encore inexplorée existe, ne la rend pas plus réelle à nos yeux. Le rêve a la puissance de la forêt, donne relief à notre paysage intérieur, cache la plaine et concentre le vaste infini dans un coin de ciel ouvert. Nous en priver et c’est le manque d’oxygène assuré.

Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Le réveil est fragile

Aux faîtes des grands arbres

Encore embués de rêves.

 

L’impatience à renaître

D’une aube dévêtue

Souffle portes et fenêtres

Déverse sa vertu

Et son flot de lumière

Humide sur les pierres

Et sur mon cœur moussu.

 

Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Au loin le chant gracile

D’un passant inconnu

Dans le songe éperdu.

Tous les bateaux ne prennent pas la mer

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L’arrachement des départs

Puis le retour au port

Monotone va-et-vient

Au flux et reflux des jours

Là où la vie s’étire

Entre une mer laiteuse

Ou de couleur saphir

Des pierres de Ceylan

 

Tous les bateaux ne prennent pas la mer

 

Constant est l’océan

Dans ce bain bleu immense

Qui porte en son silence

Tant de voix oubliées

 

Sans cesse recommencer

Jusqu’au désoeuvrement

La mer est un grand livre

Aux pages écornées

De récits de marins

 

Tout garder ou tout perdre

Ou ne rien retenir

Autre que ce qui est écrit

Au trouble des courants

 

Dans la brise qui agite

Leurs élans de départ

Les voiles ont-elles souvenir

Du prix de la liberté ?

En ce jour…

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Que le ciel s’ouvre à moi un peu plus chaque jour

Que j’entende ta voix dans ce besoin d’amour

C’est le cadeau sans prix d’un fils à sa maman

Et mon cœur en est plein de ces jolis rubans

Ces boucles de satin que sont les sentiments.

 

Bien sûr je me souviens de ces colliers de pâtes

De ces cadeaux précieux faits par des mains d’enfant

Pour dire l’indicible il n’y a de vulgate

Pas plus de traduction à ce lien qui nous tend

L’un vers l’autre en ce jour de fête des mamans.

Sur la page blanche

Nouveau cahier ! Page immaculée. Deux défis pour une seule et même page : Le premier est de trouver les mots, ceux qui sonnent avec sens (si possible), le deuxième est de la tenir propre… sans trop de ratures ou griffonnages. Pas de grands changements, somme toute, avec mes cahiers d’écolière. Lettres bien formées, serrées… application, maîtrise de l’écriture redevenue enfantine comme à chaque cahier neuf. Ça se gâte très vite, je vous rassure…

Le mot juste, bien trouvé, voilà ce que la main attend de délivrer.

Voyons un peu ce que je peux y mettre. Un poème ? Un court récit ? J’opte pour le poème, risqué quand même surtout sur quatre strophes en alexandrins.

Le début du poème arrive rapidement, presque de façon spontanée , mais très vite s’évanouit dans le laiteux de la page…

 

Ne pas doser l’effort l’amour n’est pas un piège

Ni une forteresse où il faut tenir siège

Abandonnons la peur ce vol lent de vautour

Qui encercle l’élan en lui tournant autour.

 

La seule liberté est celle qu’on se donne

Et combien l’on grandit quand on s’y abandonne

Plus de freins à donner sans l’espoir d’un retour

C’est quand rien ne revient que le don est amour.

…..

Quatre strophes c’est rien mais sur la page blanche

Écrire sans ratures est autre paire de manches

Si de l’alexandrin la métrique est perdu

On peut toujours tenter à en faire un haïku.

…..

Sur la page blanche

Naître de son abandon

Prison de papier.

 

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