De l’été qui s’en va

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De l’été qui s’en va c’est l’heure solitaire
Terre et ciel confondus, noces crépusculaires
Où l’horizon époux au silence incarnat
D’un soleil qui se meurt dans le creux de ses bras.

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Mes roses défont l’automne

À l’automne fleurissent les souvenirs d’été
Quand se glisse en douceur l’ocre dans le doré
Quand les dernières roses épanouies après l’heure
Des jeunes amoureuses ont gardé la candeur.

Quel est donc ce transport qui embellit ma vue ?
De quel pays lointain cette âme revenue ?
Plus rien n’est impossible au rêve voyageur…
Le ciel noue ses rubans de toutes les couleurs.

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Le Graal est à ciel ouvert

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À remplir les espaces
Nous nous ingénions
Grande est notre impatience
À mêler notre haleine
Au souffle des lointains
Le Graal est à ciel ouvert
Mais nous ne savons plus
Comment boire à sa coupe
Sans y tremper des lèvres
Assoiffées de paroles
Quand c’est par l’indicible
Que le mythique vase
Ouvre sur les délices
Notre appétit est grand
Mais notre temps est limité
Et de notre passage
Nous ne laisserons
Au mieux
Qu’un peu de sable
Qui retournera à la mer.

Dans leurs regards croisés  » La rencontre »

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Dans leurs regards croisés le moment s’éternise
Ils ne peuvent déjà échapper à l’emprise
Ils n’attendaient plus rien, voilà que tout arrive
Lui sera son unique, elle, sa source vive.

Quelques mots balbutiés échappent à leur silence
Pas besoin de paroles à la reconnaissance
Enveloppés qu’ils sont par la joie ineffable
Déjà insubstituable, déjà irremplaçable.

Mystérieuse union que sont ces épousailles
A la fragilité d’une maison de paille
Qu’Éole souffle un peu sur cet amour naissant
Et voilà cet hymen défloré par le vent.

Deux âmes qui se noient dans un même abandon
Alchimie de la foudre en cristallisation
L’amour quoi qu’il en soit n’a jamais de retard
Quand de deux «moi» un «nous» naît sous un seul regard.

À mes guides

Un poème pour remercier
Les guides de m’avoir donné
Quand mes jours étaient tout de noir
Une lueur, un peu d’espoir.

Pour évoquer cette requête
Ma plume doit se mettre en quête
De paraboles, de métaphores
De symboles qui parlent fort.

Sur une portée à musique
Pour un bel ensemble graphique
Grappiller un peu de hauteur
Par des lettres en forme de cœur.

Ce n’est certes pas mon cerveau
Qui pourra trouver seul les mots
Il me faut l’émotion intense
Aux lettres des jambes qui dansent…

Qui se déploient à l’infini
Relient l’obscur avec la vie
Pour cet échange un peu étrange
Il me fallait au moins un ange.

Il porte le nom de gardien
Cet ange qui nous veut du bien
S’il n’est pas Dieu, il n’est pas homme
Peut-être un peu des deux en somme.

Je me mets sous sa protection
Pour que ma voix dans un murmure
En traversant du son, le mur
Dise merci à l’unisson
Un « je vous aime » à ma façon.

En nous l’infini qui respire

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Retenu le parfum des fleurs
Attend pour exhaler son heure
Nous ne faisons qu’aller, venir
En nous l’infini qui respire.

Notre âme sait déjà son chant
Elle est le fleuve et l’océan
Rien ne sert vouloir retenir
En nous l’infini qui respire.

La sève qui monte et descend
Dans l’homme se contient l’enfant
Aucune ride à venir
En nous l’infini qui respire.

Quand l’auto-guérison du cœur
Changera le chardon en fleur
Notre genèse en avenir
En nous l’infini qui respire.