Et vous, où en êtes-vous?

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Heureusement nous n’avons pas conscience de ce moment d’échappement à soi-même. Hier encore, nous étions dans la croissance, la transformation tranquille de notre glaise, allant pour les meilleurs d’entre nous, vers un perfectionnement d’orfèvre, ou nous le pensions ce qui revient au même. Comment se douter alors, quels signes avant-coureurs, quels indices dignes des meilleurs détectives du grand Je à majuscule pour éviter de s’immoler sans révolte au feu désacralisé de notre propre décomposition.

 C’est que tout cela nous vient si progressivement, si insidieusement, comme une maladie sournoise, un cancer qui grignoterait nos tripes sans rien laisser paraître, qui nous fait la peau tout en la laissant lisse, en apparence…

 Qui peut saisir vraiment l’instant, la bascule ; nous voulons bien être alpiniste, arriver au sommet, cela n’est pas si désagréable, mais ensuite il faut s’accrocher comme bernicle au rocher, cela demande déjà un certain effort, puis entamer la descente et pour aller où?

 Les couchers de soleil sont riches des plus profondes couleurs, mais les matins, les matins légers dans l’aube fragile et presque transparente d’une promesse…

 Si nous n’avons pas le choix entre printemps et automne, l’idéal ne serait-il pas de rester toujours à l’équinoxe de nos moyens physiques et intellectuels sans échappements autres que ceux que nous pouvons accepter sans trop souffrir?

 Et vous, où en êtes-vous?

 

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