Le temps de l’Avent

Jours se décomptent, jours de l’Avent

En toi le plus beau des présents

Ta main sur ton ventre caresse

La miraculeuse promesse.

 

Echange d’amour et d’abandon

En ta matrice parfaite union

Marie porte sans le savoir

D’un nouveau monde les espoirs.

 

Jours ôtés au calendrier

Personne pour te l’arracher

Il est à toi ce petit homme

Celui qui doit sauver les hommes.

 

Garde-le bien en son abri

Ton tout petit jolie Marie

Jours se décomptent jours de l’Avent

Avant les peines et les tourments.

 

A toi Marie il suffisait

D’un joli enfant à aimer

Quand tu le berces dedans ton corps

Tu tiens déjà tous les trésors.

 

Future maman jolie Marie

De ces temps qui te sont bénis

En cet Avent l’Amour vainqueur

Déjà présent en votre cœur.

 

Jours se décomptent, jours de l’Avent

Ton corps t’annonce l’Avènement

Encore un peu de temps Marie

Pour toi, toi seule, ton tout petit.

Je ne vais pas me plaindre.

granville-mai-2014-025

 

Je ne vais pas me plaindre de la pluie….

Qu’elle mouille mes habits!

Je ne vais pas me plaindre de ce froid…

Qu’il me brûle les doigts!

Je ne vais pas me plaindre de ce mal…

Qu’il parle à mes entrailles!

Je ne vais pas me plaindre de ces gens…

Qui ne parlent que d’argent

Je ne vais pas me plaindre de ce monde…

Qui est parfois immonde

Je ne vais pas me plaindre des loisirs…

Où je ne n’ai plus plaisir

Je ne vais pas me plaindre de vieillesse…

Puisque Dieu me la laisse

Je ne vais pas me plaindre de la vie…

Puisque je l’ai la vie

Je ne vais pas me plaindre, alors que toi…

Tu n’en as plus le droit.

Les mains vivantes du souvenir. 🌸

Trembler pour ceux que l’on aime, c’est encore de la joie.
Mais on ne le sait pas toujours.

Comme j’aimerais trembler encore pour toi.
Pour tout, pour rien.
Pour les petites choses du quotidien et pour
tes enthousiasmes toujours plus grands.

Dans l’insondable manque, toutes ces peurs englouties agitent encore leurs mains.
Les mains vivantes du souvenir.

Pour nous qui restons tout est première fois.

Il n’y a pas  » la vie « 
Comme une entité unique
Qui engloberait toutes les vies
Et dans laquelle l’individu
Devrait se couler
Quel que soit son parcours.

Je pense à cela après qu’une amie m’ait demandé :  » Comment fait-on pour rester dans la vie après un drame ? « 

La réponse, bien sûr, ne peut être que personnelle.

Impossible si l’on considère que  » la vie  » devrait être telle que celle  » d’avant  » .
Il faut tout réapprendre, tout réapprivoiser, et le temps nous manque.

Pour nous qui restons tout est première fois.

Faire de chaque jour une Épiphanie. 🤍

 » Le présent du passé c’est la mémoire ; le présent du présent c’est l’intuition directe ; le présent de l’avenir c’est l’attente. « 

Saint Augustin

Faire de chaque jour une Épiphanie.

Cette vie qui glisse plus qu’elle ne fuit, je voudrais en faire une piste de danse.

Avoir conscience du cadeau, de ce présent à vivre, ce cadeau vie ; ce coeur chaud, battant entre les mains d’un nouveau jour.

Elle n’en revient pas ! On s’endort au printemps, on se réveille en automne, et le temps a court-circuité tout un pan de notre existence.

Elle n’en aurait rien su sans ces forces devenues fragilités, ces épreuves pour preuves de notre impuissance à contrer le destin.

Le présent est ce cadeau qui nous presse, quand il serait si bon de prendre le temps de le déplier.

Tentons du moins de le suspendre par la contemplation ;  il s’y cache une lueur d’éternité.