Mes lèvres soufflent une mappemonde

avril photos de photos 008

Pas question de perdre le lien

Pas question de lâcher ta main

Pourtant aimer n’est pas tenir

N’est pas tenir, ni retenir.

 

Si par amour j’ai su le faire

Au temps de ton passage sur terre

Pour ton envol… t’accompagner

Sans te contraindre ou te freiner.

 

Il me faudra encore du temps

Sur mes doigts compter les printemps

Puis les délier, puis les ouvrir…

Paumes des mains au ciel ouvrir.

 

Mes lèvres soufflent une mappemonde

Sèment les graines d’un nouveau monde

Le vent éparpille l’esprit

De cette fleur devenue fruit.

 

Au gré du vent suivre ta trace

En douceur glisser dans la grâce

Te laisser suivre ton chemin

Telles ces graines hors de ma main.

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Normandie ( La Normandie on la respire)

 

Normandie

Elle nous pénètre sans un mot

Par les yeux et par notre peau

La Normandie on la respire

Histoire de mieux la retenir.

 

Peintres capteurs de lumière

Écrivains aux jolies manières

Ils en ont fait leur paradis

Côte de Grâce, Côte Fleurie.

 

Le roi des ciels au bord de l’eau

Eugène Boudin et ses pinceaux

L’impressionniste immortalise

Le frissonnement d’une brise.

 

Belles villas sur la corniche

Ces élégantes qui s’affichent

Résistent aux embruns et à l’âge

Dans leurs habits de colombages.

 

Plus loin…vallons, tourbières, forêts…

Coteaux crayeux, landes, marais

Blanches falaises aux pieds dans l’eau

Côte d’Albâtre, Pays de Caux.

 

Les champs… des tapis de verdure

Vaches ruminent à la pâture

Paille au chapeau de la chaumière

Douillons de pommes et camembert.

 

Grand-mère le loupiot d’une main

Et le vélo de l’autre main

Souffle d’amour sur la blessure

Vite rentrons à la masure.

 

Sans les vacances chez grand-mère

Manquerait de l’eau au moulin

De la douceur sur les embruns

Ma Normandie, mon bout de terre

Je te choisis dernier lopin.

Regardez en ce jour

 

 

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Regardez en ce jour… un nouveau qui arrive

Un peu déboussolé, passé sur l’autre rive

Déployez sous ses pas un tapis de lumière

Blanche et immaculée comme neige au matin

Qu’il n’ait pas le regret d’un retour en arrière

En foulant le premier ce tapis de satin

Anges ! gonflez vos joues ! insufflez d’air vos cuivres !

Trompettes et clairons sonnez l’avènement

Que le ciel s’ouvre à lui sous sa brume d’encens

Qu’au royaume des âmes il s’emplisse et s’enivre

De la douce ferveur délivrée par vos chants.

Mieux vaut le souvenir

Juin 2015 vacances Palavas 346

Je crois qu’à le revoir le cœur ne tiendrait pas

Le voir sans le toucher serait trop grand supplice

Et la joie un tourment et le tourment délice

À ne pas défaillir le jeu devient combat.

 

Mieux vaut le souvenir qui hante les désirs

Retenir la primeur, la fraîcheur d’un sourire

De le savoir si loin et si proche à mon âme

Se consume le feu sans en brûler la flamme.

 

L’aurore est une grâce à qui sait en cueillir

La candeur de ces fleurs qui résistent à s’ouvrir

Garder vert le printemps, bleu le premier regard

À l’esprit de jeunesse il n’est besoin de fards.

 

Au creux du lent sommeil les rêves sont légion

Les nuits ne pèsent plus aux corps en pâmoison

J’attendrai du hasard qu’il veuille organiser

Son regard à venir sur le mien se poser.

Une photo vieillie

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Une photo vieillie et l’ombre d’un destin

Un enfant qui sourit un ballon à la main

Quand un rayon de jour vient caresser son front

J’y vois l’aile d’un ange y graver ton prénom.

 

Personne pour lui dire « On est déjà demain »

Il ne peut hélas fuir le temps est assassin

Ailleurs d’autres printemps viendront battre les heures

Là où grandit l’enfant vivaces sont les fleurs.

 

Les regrets, ces désirs tournés vers le passé

Viendront longtemps encore agiter mes pensées

Ces tourbillons ressemblent à ceux des Alizés

Les esprits les plus purs sont les plus tourmentés.

Le plus grand des poètes

Le 26 février 1802 naissance d’un génie

 » Le nom grandit, quand l’homme tombe ;

Jamais rien de tel n’avait lui

Calme, il écoutait dans sa tombe

La terre qui parlait de lui. »

Victor Hugo

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Échange avec Jean-Pierre Mazille

J.P Mazille :

C’est coton, cher Hugo, de passer après toi

Pour mettre un bout du monde un peu en poésie,

Partout, tes vers font loi et même on reste coi

Dans les humbles recoins encore est ton Génie !

Josette Hersent :

Pour un si grand génie nos cœurs ont la fierté

D’avoir même patrie et même volonté

La belle poésie n’est jamais périmée

Quand la mettre en musique est à notre portée.

De tout laisser tomber

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De tout laisser tomber, cela serait facile

Pas besoin de forcer, l’édifice est fragile

Érodé par le temps, les combats, les tempêtes

Qui ne font plus balance avec les jours de fêtes.

 

Tu te forces à sourire à mettre des couleurs…

Sur tes joues à défaut d’en mettre sur ton cœur

Tu es tout étourdie du vide de tes jours

L’absence de bonheur dissocié de l’amour.

 

De tes nuits les réveils au jour le jour semblables

Morphée t’a oubliée et le marchand de sable

Ne vient plus te border, déposer sur tes joues

Sa pluie de sable d’or aux rêves les plus fous.

Tous les rires sont d’insouciance

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Ne pas bouger ! Tout est en place. C’est ta part de destin que cette inappétence .

Dans ton sommeil, pourtant, tu vagabondes. Rien n’est trop loin ni trop grand, rien ne te semble inaccessible ou impossible à déplacer.

Du trop tôt ou du trop tard, tu as pris les deux, le risque du grand écart. Celui de faire du surplace, de n’être jamais au bon endroit et de rester là, au bord d’un monde qui tente à s’effacer.

Tu joues à quoi ? Tu attends quoi ? Ton théâtre est sans décor et tu n’as pour te donner la réplique que quelques oiseaux égarés eux aussi. Mais il importe… tant que ton piano acceptera tes doigts pour caresse, le jardin ton regard pour exister, c’est toute la maison qui tiendra debout.

Et puis, il y a ce rire, qui s’était perdu dans tes silences, mais qui revient à l’identique, fidèle à sa tessiture, comme un rappel que même en faisant du surplace tu peux encore rêver que tu apprends à voler.

Tous les rires

Sont d’insouciance

C’est par eux

Que se tiennent

Érigés

Nos vestiges d’enfance.