Les mystères de l’écriture

 

 

Tu peux tout écrire ici, sur cette page de brouillon, au crayon à papier, tu finiras par édulcorer, tu le sais bien : en recopiant, puis encore avant d’appuyer sur le bouton « éditer »
Il suffit de suggérer. Là est la puissance de l’écriture : la suggestion.
Et le poème en est la matrice à travers son mystère.

Dans le flottement de nos mémoires usées, il y a ce peu qui reste et résiste. L’écriture c’est souvent cela, un peu qui persiste et se signe. Comme une petite lampe restée en veilleuse et que la poésie ravive.

Le poème va bien au-delà des limites de l’oubli. Il creuse, vient nous arracher à nous-même, et de si loin parfois que l’on finit par se perdre en lui. Pourtant c’est par lui que nous sommes au plus près de l’intime de notre être, et que nous pouvons devenir, par une sorte de grâce, ce que nous écrivons…

Tu crois que les mots du poète te sauvent, mais c’est la musique de sa poésie qui est le vrai passeur, le vrai sauveur.

Poésie ! parfum qui réintègre sa fleur.
Grâce de l’espace/temps vibrant de même corde, entre deux mondes que nous nommerons réel et rêve.
Ondes venues de l’étrange, de l’inhabité, où
glisse si bien la nue de l’absence sur nos sensibilités.

La poésie n’est rien d’autre que cette présence discrète sur une absence à combler.

Demain les mots s’arracheront au silence, à leur sommeil profond. Est-ce le rêve qui les aura engendrés ou viendront-ils d’un ailleurs inattendu ?

Au-delà de l’aube au long sommeil et de l’abandon des mémoires.



3 réflexions sur “Les mystères de l’écriture

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