Te reconnaître

Dans la fleur qui éclot et dans l’enfant à naître
Dans le regard du chien qui retrouve son maître
Au plus profond des mots, dans l’encre et dans la
sueur
Du poème égaré le manque annonciateur


Dans les yeux des amants que la joie réunit
L’espace d’un instant ouvert sur l’infini
Passer le jujubier, franchir l’inconnaissable
Retenir de l’azur la couleur ineffable


Dans le chant du ruisseau, cascade du matin
Quand l’oiseau y ébroue son grelot de chagrin
Dans le baiser volé à l’étoile filante
Le vœu non prononcé à l’éphémère amante


Quand la senteur de l’herbe si fraîchement coupée…
Exhale, unit à l’air, sa fragile épopée
Quand le sel de la mer, sur ma peau, déporté…
Laisse des arabesques aux cristaux argentés


Dans la pluie attendue par la terre assoiffée
Au prince d’un seul jour, à la bergère aimée
Et puis dans cet espace où ton rire se fait
L’écho d’une promesse.

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2 réflexions sur “Te reconnaître

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