Tout compte fait je crois que j’étais faite pour le bonheur.

Tout compte fait je crois que j’étais faite pour le bonheur.

« Une fois sorti de l’enfance, il faut très longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au bout de la nuit on trouve une autre aurore… « 

Georges Bernanos

Si je m’accroche à mon rêve c’est qu’il contient et véhicule plus que sa propre lumière, mais celle de toutes les aurores et crépuscules non vécus.

La peur de vivre ne protège pas de celle de mourir ni de toutes les autres peurs : Il y a celles qui implosent tels de petits cratères sous pression en sous- sol ; celles-là gardent longtemps leurs stigmates, même quand on les croit loin derrière, il reste toujours quelques scories sous écoulement de lave. Puis Il y a celles, les plus nombreuses, qui se disloquent en traversant notre ciel sans toutefois venir toucher le sol, comètes d’un jour.

L’important n’est-il pas de garder cette vie dans la vie jusqu’au bout du bout, omnisciente dans son imperfection.
Et se dire qu’il n’est jamais trop tard pour regarder du côté où le soleil se lève.
Que la vie est entière, féconde, unique et indivisible, du début à la fin. C’est notre regard qui en devançant la chute la provoque, qui morcelant la vie la divise, pour finalement la couper de sa propre réalité, celle d’Être.

Que les peurs ne viennent pas s’ajouter aux regrets, les regrets aux remords, les remords aux rancunes.

Tout compte fait je crois que j’étais faite pour le bonheur.





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