« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Lamartine

Ce vers connu, presque galvaudé, x fois utilisé pour dire le manque, si limpide et grandiose de par son apparente simplicité, qu’il en paraît presque banal. C’est pourtant celui que nous aurions aimé trouver, écrire, tant il est universel quand il parle à notre être profond, à notre sensibilité.

Écrire sur le manque c’est plonger en apnée dans les profondeurs de l’âme humaine.
C’est réinitialiser les peurs enfantines, les premiers abandons.
C’est descendre loin dans l’intime, l’inavoué, rouvrir la blessure cachée, secrète.
Écrire sur le manque c’est raviver tous les autres manques, les confondre en un seul devenu monstrueux, gigantesque.
C’est le temps des vives eaux au ressac violent, de la vague soulevant départs et abandons pour les ramener toujours plus près du rivage absence.

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2 réflexions sur “« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Lamartine

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