Sans jamais avoir vu les traits de son visage

Sans jamais avoir vu les traits de son visage
Mon rêve s’épuisait en pieux libertinages
Puis ma main dessinait le contour d’une lèvre
À l’étrange destin d’un baiser pris de fièvre
S’arrêtant çà et là où la ride se creuse
Au pli de la cassure un brin fière et rieuse
S’arrêtait sur la joue, glissait dans les cheveux,
Contournait les yeux noirs, ses arcades et ses creux
Y déposait sans bruit l’impénétrable aveu
De l’amour non vécu, imprudent, audacieux
Le rêve est tellement plus grand que son mystère
Et celui de l’amour vaut tous les magistères.

Si mon cœur confronté à la réalité
Doit briser le miroir de la félicité
Je fermerais les yeux pour revoir celui qui
Hantait de fous désirs le creuset de mes nuits.

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