Ces souvenirs que l’on voudrait garder éternels

Au creuset de notre finitude, il y a ces souvenirs que l’on voudrait garder éternels, qui pourraient bien muter, du plus tenace au plus fuyant, dans un remodelage constant de la pensée.

Instants passés, instants présents, faux souvenirs, tous glissent du grand bain fluctuant de l’intemporel dans notre propre temporalité pour finir remaniés.

Ce que nous pensions immuable en notre esprit suit son propre rythme, son autre voie, sa cohérence. Chaque instant si précieux dans sa fulgurance qu’il serait urgent de retenir : qu’il devienne reflet plus puissant que l’image, songe plus réel que la nuit qui le nourrit, brillante aura d’un silence annoncé.

La lenteur du processus pourrait nous leurrer, nous faire croire que nous sommes seul décideur de ce qui restera de nous après transformation de notre glaise.

Sans succès.

La destinée chahute nos certitudes, parois le fondement même de nos acquis, et cela de façon si subtile que nous ne voyons pas toujours les transformations, car c’est seulement en surface que les choses se perdent, la vie est de digestion lente.

Nous oublierons presque toujours et nous oublierons d’oublier souvent, nous ressasserons ce que nous avons cru sauver ; ce leurre. Ce que notre mémoire a plus tricoté, raccommodé, que tissé.

Nous ne transmettrons rien qui sera calqué sur l’instant T. L’instant de la dernière image, celle composée de milliers d’images à jamais floutées d’incertitude.

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