Je cherche la lumière

Entre chien et loup, à l’indistinct du jour et de la nuit : un éclairage.
Pas celui qui vient de l’extérieur, mais celui que l’on trouve en soi si l’on ferme les yeux.
Avancer en aveugle, les mains devant, jusqu’à toucher l’obstacle, le contourner, ou le prendre de face.
Embrasser du regard les nuances, tous les gris qui font illusion, comme se travaillent les encres sur la toile de nos émotions, de nos états d’âme.
Les aveugles de naissance perçoivent un monde sans couleur, mais leur noir renferme la plus intense lumière qui soit, celle que nous possédons tous à l’intérieur de nous si nous savons rentrer suffisamment en nous-mêmes.
Voir loin, très loin, sans se flouter l’esprit.

C’était son truc à elle. Se poser des questions, en chercher la réponse. Les pourquoi ne sont pas réservés aux enfants.
Vouloir habiller de sens toute chose. Les évènements comme les individus qui les portent.
Impossible d’échapper à l’intéraction avec l’autre, sinon être un Diogène dans son pithos. « Je cherche un homme » disait-il à ceux qu’il rencontrait tout en parcourant les rues une lanterne allumée en plein jour.

Une ecchymose à l’âme. Le corps de Marie, plongé dans le noir, passait à présent par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Je cherche la lumière disait Marie.



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