Un petit bout de mon roman en guise de test

À présent la chaleur de la journée paraissait flotter dans l’invisible. Marie ne faisait plus qu’un avec tout ce qui constituait son environnement. Un fil conducteur la reliait avec les êtres et les choses. Il y avait bien les fleurs et puis les arbres, ses grands amis, mais aussi jusqu’à l’herbe qu’elle sentait délicieusement fraîche sous ses pieds nus.

Un léger frisson caressa sa peau, comme une réminiscence des choses aimées et peu à peu oubliées.

Le temps était bien suspendu, elle aurait aimé l’instant éternel.

Marie bougea à peine quand la lune éclaira son visage. Les fleurs reprenaient souffle tandis que le sien s’évanouissait vers un ailleurs au commencement sans fin. Martin trouva sa femme comme assoupie, il distinguait dans le noir le petit visage pale et quand il prit entre ses mains les doigts fins, déjà presque transparents, ils avaient le froid et la couleur du marbre.

Marie n’était plus là aujourd’hui. Les rosiers et chèvrefeuilles, mais aussi les fleurs, vivaces et annuelles, dont elle aimait particulièrement s’occuper, en étaient le rappel constant à Martin. Avant était devenu un autre monde, inaccessible, insaisissable, étranger.

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