C’était un jour en mai

La gare
Aux regards
Emmurés
Retient
À regret
Ses rêves
Voyageurs.

Une seule et même gare… et tous ces départs…

« Mourir comme un chien »

On ne sait rien de ta mort sauf que c’était en Mai.

–  » Tu ne sais même pas la date de la mort de ton frère ? « 

Tout à coup paniquée d’avoir perdu ton dernier message, j’ai recherché des indices dans mon vieux téléphone.

« Mourir comme un chien « 

Notre mémé chérie avait cette expression pour parler d’une personne qui part seule, sans personne pour lui tenir la main.

Ton dernier message date du 14 mai, date anniversaire de notre mémé.

Mon grand frère.

On ne saura jamais, ni la date exacte, ni l’heure, ni comment. Cette approximation !
Les médecins ont dit : c’est le coeur.

Maintenant c’est moi qui vis avec « mes morts », porte vers les autres leur mémoire.
Ne pas en parler, c’est les faire disparaître encore plus profondément ; la mort n’en finit pas de creuser sa fosse.

Oui, je ressemble beaucoup à notre mémé chérie.

Demain je vais parler de notre Blaise…

Le 25 mai nous avons appris ta mort.

« Mourir comme un chien »




Une réflexion sur “C’était un jour en mai

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