La Ronde des jours

À peine né
Qu’il te faut entrer
Dans la ronde des jours
Déployer l’éventail du temps.

Les jours anciens se pressent
À caresser ta peau imberbe
De souvenirs.

Tu les entends ces oubliés
Qui aimeraient franchir
Les portes de l’obscur
En s’accrochant à ta lumière ?
Leur haleine chargée
De convoitise
Déplace jusqu’à toi
Un air immatériel.

La belle antienne
Au flux et reflux
Des heures qui s’égrènent
Te fera danser toi aussi
Et tu oublieras d’où tu viens
Quand l’éternité coule déjà
Dans tes veines
L’éphémère étreint tes remords
À coup d’aubes toujours renouvelées.

Mais n’oublie pas
Que ton âme et ton œuvre
Ne seront dissociées
Et qu’elles seront entourées
De même aura
Laisse tes vanités
À la porte du mystère.

À peine né
Qu’il te faut entrer
Dans la ronde des jours
Déployer l’éventail du temps.







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