Dans le tableau en couleurs

Elle se tenait là

En léger retrait

Déjà invisible

À l’œil incertain

Je la regardais

Imbibée de nuit

Ombrée de silence

Campée d’innocence

Dans la non-conscience

De son corps défait

Les autres appréciaient

Heureux d’être là

La douceur du temps

Ou bien simplement

D’être encore vivants

Et ce tableau gai

Mouvant de couleurs

Donnait à cette âme

Une aura étrange

Et désincarnée

Je la regardais

Et me rapprochant

Du tableau troublant

Je vis ce regard

Qui était le mien.

 

 

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