Un jardin sans parfum… un matin blanchi de brume

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ma vue et l’horizon perdent en profondeur
La vigne s’éparpille, informe, sans couleur
On ne sait plus très bien dans ce bain lactescent
Si la terre s’élève ou si le ciel descend.

Dans ce paradis blanc il faut plisser des yeux
Ou devenir oiseau pour distinguer les cieux
Pour voir se découper les arbres aux grandes branches
Et leur cime qui fume un peu de houle blanche.

Un jardin sans parfum, un refuge sans âme
Tout semble statufié dans ces vapeurs sans flamme
Les monts emmitouflés dans des châles en coton
Et moi qui m’éternise à évoquer ton nom.

Une brume en couronne et volutes légères
Dispense le frisson sur le jour qui se perd
Et au ciel qui s’épanche à parler de ma fièvre.

Publicités

5 réflexions sur “Un jardin sans parfum… un matin blanchi de brume

  1. Un immense jardin, solitaire et dépeuplé, qui a perdu tout son contenant.
    « Un seul être vous manque… » disait Lamartine.

    On sent que c’est la partie spirituelle de l’être qui s’exprime dans cette poésie touchante et remplie de cette tendresse profonde que seules ont les Mamans.

    Bien amicalement.

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s