La noce des vivaces étreint mon impatience en une poussée de sève

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il y a bien les souvenirs qui prennent de plus en plus de place, et puis cette attention à l’éphémère telle une résistance face à la fuite du temps. Il était urgent de tout retenir. Le passé s’unissait au présent, tango au tempo mélancolique, pourtant jamais soleil n’avait été si lumineux, jamais merveilles plus proches à mes yeux.

Le jour décroît quand le regard se perd, mais au dedans toujours la même ardeur. Le vert inondera de nouveau avril et les champs en sommeil, et les jours en s’allongeant déploieront sous nos pas leur tapis de lumière.

Le corps a cette intelligence de décliner plus vite que nos regrets. Là où se languit le printemps, la noce des vivaces étreint mon impatience en une poussée de sève. Il faut savoir traverser ses ombres sans se perdre dans le reflet doré des miroirs.

La voix des silencieux se recouvrent de nuit, mais dans cette nuit pointe une espérance… la vocation du noir est de capter la lumière, ce cadeau de la vie.

Il faut remuer les silences

Dans la beauté sauvage

Des clartés infinies.

Publicité

5 réflexions sur “La noce des vivaces étreint mon impatience en une poussée de sève

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s