La veille du vingt-et-un septembre

Et toi, mon bel été, ma plus belle saison

Tu es parti matin emportant ma raison

Depuis dans toute chose après le grand transfert

Je regarde une rose et j’y vois ta lumière.

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Tu peux tout écrire ici, sur cette page de brouillon, au crayon à papier, tu finiras pas édulcorer, tu le sais bien, en recopiant puis encore quand tu appuieras sur le bouton « éditer » Il suffira pour cela de prendre juste un peu de distance, de celle qui permet de dire sans choquer le lecteur, de laisser passer assez de poésie pour préserver les différentes sensibilités entre celui qui conçoit et celui qui reçoit, pour cela tu voileras ton discours d’un tissu caméléon qui saura s’adapter à chaque âme.

Une fois les mots écrits, ils ne t’appartiennent plus en totalité ; ces mots parfois secrets, intimes, et cela même si le mot n’est pas la chose.

Tu crois que la poésie te sauve, mais c’est sa musique qui est le vrai passeur, le vrai sauveur. Aujourd’hui, la veille du vingt-et-un, tu la voudrais douce et remplie de lumière.

Le temps retranche, rajoute, rebat cent fois les cartes. Ne présume pas du temps qu’il fera demain. Déjà, d’avoir devancé le chagrin, il tente à s’estomper.

Le retour du cimetière est plus léger…

Une petite joie même infime, même si vraie que pour moi, une petite joie pour que les mots, eux aussi, profitent et rayonnent de ta présence.

Cette plume, je la prends entre les doigts, elle sait le chemin, celui contenu dans le mot je t’aime.

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Plume trouvée à mes pieds devant la tombe.

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