Point de fuite d’une imagination exacerbée

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Élargir n’est pas combler, mais ouvre davantage. Vaste, vaste… est l’horizon.

L’absent produit ses mirages, visions floutées du réel. Un peu comme la brume vacillante sous la chaleur fait trembler l’image, mais qui devient de plus en plus nette quand on se rapproche de l’horizon. Derrière il y a un nouveau monde à découvrir. Notre monde ne contient pas tous les mondes. Savoir qu’une terre lointaine encore inexplorée existe, ne la rend pas plus réelle à nos yeux. Le rêve a la puissance de la forêt, donne relief à notre paysage intérieur, cache la plaine et concentre le vaste infini dans un coin de ciel ouvert. Nous en priver et c’est le manque d’oxygène assuré.

Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Le réveil est fragile

Aux faîtes des grands arbres

Encore embués de rêves.

 

L’impatience à renaître

D’une aube dévêtue

Souffle portes et fenêtres

Déverse sa vertu

Et son flot de lumière

Humide sur les pierres

Et sur mon cœur moussu.

 

Le jour est sur son seuil

La vie vibre et oscille

Un tremblement de feuilles

Un battement de cils

Au loin le chant gracile

D’un passant inconnu

Dans le songe éperdu.

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