Sur la page blanche

Nouveau cahier ! Page immaculée. Deux défis pour une seule et même page : Le premier est de trouver les mots, ceux qui sonnent avec sens (si possible), le deuxième est de la tenir propre… sans trop de ratures ou griffonnages. Pas de grands changements, somme toute, avec mes cahiers d’écolière. Lettres bien formées, serrées… application, maîtrise de l’écriture redevenue enfantine comme à chaque cahier neuf. Ça se gâte très vite, je vous rassure…

Le mot juste, bien trouvé, voilà ce que la main attend de délivrer.

Voyons un peu ce que je peux y mettre. Un poème ? Un court récit ? J’opte pour le poème, risqué quand même surtout sur quatre strophes en alexandrins.

Le début du poème arrive rapidement, presque de façon spontanée , mais très vite s’évanouit dans le laiteux de la page…

 

Ne pas doser l’effort l’amour n’est pas un piège

Ni une forteresse où il faut tenir siège

Abandonnons la peur ce vol lent de vautour

Qui encercle l’élan en lui tournant autour.

 

La seule liberté est celle qu’on se donne

Et combien l’on grandit quand on s’y abandonne

Plus de freins à donner sans l’espoir d’un retour

C’est quand rien ne revient que le don est amour.

…..

Quatre strophes c’est rien mais sur la page blanche

Écrire sans ratures est autre paire de manches

Si de l’alexandrin la métrique est perdu

On peut toujours tenter à en faire un haïku.

…..

Sur la page blanche

Naître de son abandon

Prison de papier.

 

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