Nous n’existons que par la promesse à venir.

 

soir début juin 005

Magnifique est la confiance des fleurs à se refermer chaque soir dans cette espérance du matin à s’ouvrir à nouveau.

La quiétude du moment ne peut suffire au bonheur. Il faut la joie, contenue dans la promesse de son éclat, qui chaque fois a le pouvoir de se dépasser.

Nous n’existons que par la promesse à venir… celle qui nous tient tout entier, qui nous contient bien avant que nous ne la pressions dans la paume de notre main.

Le rêve n’est-il pas un arrangement avec la réalité ? Un mariage entre un désir et sa promesse, s’étirant déjà dans l’ailleurs.

Exister dans cette attente, c’est tenir la promesse en éveil. C’est garder notre rêve aux confins de tous les possibles.

La succulence du fruit n’était-elle pas déjà contenue tout entière dans la fleur ?

La vie confisquée ne peut nous être rendue à son point de rupture. Le présent compte, mais son bonheur fugace ne peut que se fixer dans une incertitude. Il faut la promesse de la joie et de son jaillissement futur.

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