Dans la main du silence

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L’heure était à l’intime. Tout s’intériorisait, les êtres et les choses. Un manteau bleu intense recouvrait maintenant l’océan pacifié, à peine quelques ondes fléchées d’ocre persistaient çà et là, souvenir d’un crépuscule flamboyant.

Le parc se vidait de ses visiteurs. Les fleurs encore enveloppées de la tiédeur du jour diffusaient le parfum suave des filles de la nuit.

Dans un enclos de verdure protégé par un épais bosquet, à l’abri des regards indiscrets, deux silhouettes attentives l’une à l’autre, échangeaient leurs secrets. Pas question de quitter la cachette, d’ailleurs il n’y avait plus personne pour venir les débusquer. Ces deux âmes intimement liées, de leurs doigts entrelacés confondaient leurs éthers, et tout leur être participait d’un même corps. Le temps ne comptait plus, ni le jour ni la nuit dans l’instant suspendu. Qu’importe à présent qu’ils soient condamnés à errer dans les enfers, tels Paolo et Francesca, ils ne pouvaient plus échapper à l’emprise du baiser. L’heure unifiait, pacifiait ses couleurs à la couleur bleue de l’amour pour mieux s’évanouir, laissant seuls ces amoureux œuvrer dans la main du silence.

— Restons ici si vous le voulez bien…

 

Dans la main du silence

Les amoureux de l’ombre

Voyagent loin des mondes

Ternis au plein soleil

La nuit sert à cela

Préserver la clarté

Sublimer la beauté

Forteresse imprenable

Des amours au cœur simple

Qui n’ont que leurs regards

Pour épuiser les astres

De leurs rêves d’infini.

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