L’adieu est dans l’exil…

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« Quel temps à mon exil, quel lieu prescrivez-vous ? »

Racine

Pas plus que la vie, la mort ne s’affranchit de l’éphémère. Est-ce longue insomnie ou rêve lucide que cet avenir confisqué en attente d’un éternel retour.

L’aurevoir appelle au retour quand l’adieu tient de l’exil.

À l’aube ils prennent leur envol, oiseaux migrants vers d’autres contrées. Des deux côtés de l’aube, la même attente dans un clair-obscur aux limites de l’espace et du temps. Un cri fend l’air, un enfant vient de naître à la vie, en même temps que ses poumons se remplissent, le temps reprend son écoulement. Des milliers de visages, un seul regard, l’éternité pèse de tout son poids dans l’instant.

Vibrations invisibles

Portées par tant de voix

Qui nous parlent d’un monde

Que nous ne savons pas.

Notre royaume est fait

De baumes et d’ivresses

De douleurs et de joies

Sur des chairs éphémères.

Ondes universelles

Briques de l’infini

Qui caressez nos vies

Comme pluie sur du verre.

Mon souffle, mon apnée

Pour quelle destinée

Mon esprit est coiffé

Que mon corps ne sait pas.

2 réflexions sur “L’adieu est dans l’exil…

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