Écrire sur la perte, oser l’écriture, s’abandonner un peu, simplement cela.

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« Est-ce cela le bonheur ? Avoir quelqu’un à perdre ? »

Stéphane Guibourgé.

Écrire sur la perte, oser l’écriture, s’abandonner un peu, simplement cela.

Celui qui se pose la question s’il est heureux a encore du bonheur en réserve.

Il ne suffit pas de s’attacher au dos un écriteau sur lequel serait écrit : ne pas secouer. On est si fragile que la secousse peut venir d’une simple brise, d’un courant d’air, d’une musique, d’un sourire, d’une joie même. Ah ! la joie, c’est peut-être d’elle que vient la plus forte secousse.

L’amour pour se perdre, l’amour pour se retrouver. L’amour pour se noyer, pour respirer. Être en apnée dans ce nouveau souffle… Les plages ne sont jamais longtemps désertées par la mer. Plus la vague s’est retirée loin et plus elle revient vigoureuse de ces éléments qui constituent la vie.

Tout était si simple…avant, quand l’insouciance était de mise. L’insouciance est à la jeunesse ce que la plénitude est à l’amour. Si l’on pouvait garder les deux… mais que nenni. À la minute où cet amour franchit les portes du cœur, l’insouciance quitte l’esprit.

Quelque chose de moi devait savoir. Il y a une préscience que l’on ne peut définir, mais qui se caractérise par l’angoisse de la perte. Je l’ai eue dès le début, je ne sais pas avoir vécu sans à ton sujet.

Alors oui, certainement, avoir quelqu’un à perdre touche à l’essence même du bonheur.

Neuf mois dans l’ignorance de l’eau, des oiseaux, des étoiles, et puis la vie comme un printemps.

Justement ta naissance était un jour de printemps…

La peur n’évite pas le danger…

Il y a eu les années bonheur. On était si fort, tu étais si fort.

Il y a eu la nuit…

Et puis il y eu cette lumière… On ne peut la décrire avec des mots, on ne peut la reproduire avec des couleurs. Aucune plume, aucun pinceau, pour en exprimer l’éclat. Parce qu’elle est indéfinissable à nos yeux d’humain, elle ne peut s’expliquer, ni se reproduire ici-bas. Elle contient la connaissance et la connaissance se contient en elle. Par sa grâce, plus de peurs, plus d’inquiétudes. Son éclat brille sans aveugler. Peut-être de ce que nous en connaissons, l’amour serait ce qui s’en approche le plus. Mais en plus complet, dans une fusion totale entre les deux parties. Imaginez une lumière qui diffuserait de l’amour. Il m’a fallu traverser l’obscur et te rejoindre pour la rencontrer.

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