Dix ans…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dix ans que le soleil se lève et se couche chaque jour. Cette phrase n’aurait aucun sens si elle n’était suivie d’un : sans toi ! le « sans toi », vois-tu, fait toute la différence.

Ce petit miracle de la nature qui n’interpelle pas en temps ordinaire, mais ô combien quand la vie s’échappe pour nous faire basculer dans un autre monde.

Ce rythme, d’un infini renouvelé sans cesse, pareil et pourtant jamais à l’identique, c’est un peu de ton éternité qui pénètre notre quotidien. Dans les premiers jours on s’en trouve même révolté, on voudrait que tout autour s’arrête quand le temps lui-même ne nous appartient plus, passant du bouton pause à celui de ralenti.

Tout est première fois. Les mots perdus dans l’avant n’arrivent plus au bord des lèvres.

Tout est à réapprendre : bouger, parler, écrire, jusqu’à perdre l’imagination qui ne peut tenir, aussi fructifère soit-elle, d’une terre désormais totalement inconnue.

Il faudrait donc trouver les mots justes, comme ceux volés à l’enfance, qui s’échapperaient doucement d’une insouciance réactivée. Des mots qui parlent à tous justement car jamais appris. Des mots imagés, coloriés sur le bord d’une table, tels ces beaux dessins d’enfants faits un jour de dimanche pluvieux ; avec le soleil tout rayonnant, en haut à droite de la feuille, qui éclabousse jusqu’au chemin en passant le toit de la maison.

On peut donc, à la minute où la vie s’échappe, perdre jusqu’au souvenir de l’insouciance, de celle qui dépasse rarement l’enfance, ivre de légèreté, celle que l’on croyait à jamais transmise d’un cœur à un autre le jour de la naissance.

Car rien ne nous fait plus grandir d’un coup que la venue d’un enfant, que cette insouciance perdue dans une joie inégalée.

Dix ans…une goutte de temps dans une éternité.

Dix ans que le soleil se lève et se couche chaque jour… mais avec toi, le grand soleil qui répare la nuit.

Poème:

Quand je me suis perdue, quand ta main dans ma main

Ne me réchauffait plus, je ne voyais plus rien

Pourtant j’avais semé des perles, des cailloux

Pour ne manquer aucun précieux rendez-vous.

 

J’ai regardé hier n’ayant plus de demain

J’ai regardé derrière mais déjà le chemin

Était allé bon train et sans m’en avertir

Avait enchevêtré mes plus doux souvenirs.

 

Et voilà qu’aujourd’hui dix années ont passé

On me dit que la vie vaut bien cette nuitée

Quand moi je donnerais pour un jour pour une heure

T’avoir à mes côtés dix années de bonheur.

 

Puisque tout continue le temps n’efface rien

Ciel et terre aujourd’hui ne font qu’une demeure

Et si tu es partout c’est surtout en mon cœur

Que fleurissent les fleurs des graines du chagrin.

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s