Quand ton corps

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 Quand ton corps ne fera plus d’ombre

A ton âme désincarnée

Que la mort aura épousé

Son aura couchée dans la tombe

Que jamais ta lumière sombre

Dans l’abîme des profondeurs

Car pire serait que tu meurs

Du fait que l’on taise ton nom

Par ne plus lire dans les cœurs

Combien toujours ils t’aimeront

Dans l’oubli d’un dernier asile

Et que l’on dise ainsi soit-il.

 

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Matin blanchi de brume.

vacances espagne petit appareil 2016 146

Ma vue et l’horizon perdent en profondeur

La vigne s’éparpille, informe, sans couleur

On ne sait plus très bien dans ce bain lactescent

Si la terre s’élève ou si le ciel descend.

 

Dans ce paradis blanc il faut plisser des yeux

Ou devenir oiseau pour distinguer les cieux

Pour voir se découper les arbres aux grandes branches

Et leur cime qui fume un peu de houle blanche.

 

Un jardin sans parfum, un refuge sans âme

Tout semble statufié dans ces vapeurs sans flamme

Les monts emmitouflés dans des châles en coton

Et moi qui m’éternise à évoquer ton nom.

 

Une brume en couronne et volutes légères

Dispense le frisson sur le jour qui se perd

Et au ciel qui s’épanche à parler de ma fièvre.