Quelques Haïkus

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Nul vent sur le cœur
Les deuils ne se chassent pas
Comme des nuages.

Au faîte de la joie
Faire provision du bleu
D’un ciel ouvert.

Est encore joie
Le souvenir de la joie
Au cœur de la peine.

C’est avec le doute
Qu’il faut travailler la tourbe
Où croît le mystère.

Ne plus distinguer
Lequel en l’autre se meurt
Du lac ou du ciel.

Portes et fenêtres
Au château du souvenir
Claquent en silence.

Ces trésors enfouis
Secrets jamais exhumés
Au nom de l’amour.

Habiter ses rêves
Jusqu’à mentir à la vie
Finir par y croire.

Par la maladie
Qu’avons-nous à expier
Que la mort délivre ?

Pénètre à l’aurore
La mort aime les matins
Fermer les volets.

Au loin le silence
Présage une nuit dorée
Mouvement d’une âme.

La nuit, éclairée
De silence, chantera
L’ultime saison.

Une réflexion sur “Quelques Haïkus

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