Un étang quelque part…

De l’étang montait un brouillard
Aucun soleil pour le percer
Et les grands arbres étêtés
Dans ce deuil voilaient leurs regards.

Le temps soudain comme arrêté
Tout attendait…le teint blafard
On ne sait plus s’il se fait tard
Ou si le jour vient de pointer.

Ni si le rose nénuphar
S’ouvre tout pleurant de rosée
Ou bien si la nymphe prépare
Son jupon vert à reposer.

L’homme a descendu la vallée
Il en connaît tous les détails
Chaque caillou et chaque faille
Chaque massif, chaque fourré.

Un écriteau perdu plus bas
D’un mauvais bois tendait son bras
Quelques trompettes sous le pas
Chantaient à l’étang le trépas.

Le sous-bois semblait le témoin
Discret du chagrin de l’humain
Pour l’avoir entendu souvent
Pleurer dans le vent son tourment.

De l’étang montait un brouillard
Aucun soleil pour le percer
Et les grands arbres étêtés
Dans ce deuil voilaient leurs regards.

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